Selon Patrick Muyaya, A Doha: Les lignes rouges ont été tenues

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C’est le 19 juillet 2025 que l’Accord de Principes a été signé à Doha, au Qatar, entre la délégation congolaise et rwandaise. Pour Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, Porte-parole du Gouvernement, l’Accord de Principes faits suite à tout ce processus qui a commencé depuis le mois de mars et qui ouvre la voie à un accord plus détaillé sur ce qui doit être fait pour que la paix globale soit instaurée dans cette partie de la RDC. « Tout ce que nous faisons », ajoute-t-il, « c’est dans le cadre des instruments internationaux bien définis avec des engagements clairs comme le retour de la paix. Tout ceci a été mis à contribution pour se rassurer que les droits des uns et des autres, ainsi que des victimes soient garanties ».

 

Mais de quel dialogue parle-t-on ?

« Il ne faut pas se perdre. Nous sommes dans un processus précis. Il s’agit du dialogue dont on a fait référence dans la déclaration du 25 avril 2025. On a trois voies, la voie bilatérale avec la déclaration de Washington, la voie de Doha avec l’AFCD/M23 et la voie interne avec les consultations lancées par le Président de la République. On verra quelle suite le président va réserver à l’initiative de la CENCO/ECC et d’autres confessions religieuses », dit-il, avant d’ajouter que dans l’esprit de la résolution 2773, on a convenu que la solution n’est pas militaire. Les deux parties se sont engagées et les parties restantes doivent se régler dans le dialogue. Chacun doit tenir ses positions pour qu’on ne privilégie que le dialogue.

De manière générale, insiste Muyaya, « nous comme gouvernement, nous respectons nos engagements. Nous regardons toujours ce qui concerne la protection de la population et de ses biens. L’accord de principes s’est donné 10 jours pour s’assurer que les résolutions sont respectées par toutes les parties. Il n’y a pas que des armes qui doivent se taire, mais aussi les discours pour permettre à l’accord de principes de produire ses conséquences pour qu’au finish avoir un accord de paix, établir des conditions pour que la paix revienne », souligne-t-il.

Au sujet de la libération des prisonniers, le patron de la Communication et Médias explique qu’il y a des organismes comme le CICR avec la RDC travaille. « Il y a nos militaires qui étaient gardés dans les locaux de la Monusco Goma. On a fait un couloir pour leur permettre de retourner à Kinshasa. C’est le même mécanisme qui va être mis en place. L’accord de principes parle du respect du droit congolais. Il y a un mécanisme, avec un témoin, qui va nous rassurer que les prisonniers arriver à destination », mentionne-t-il.

 

Les lignes ont été tenues

Muyaya avoue que la RDC détient des documents formels et des engagements dont on a défini les principes. Avant l’accord de Washington, rappelle-t-il, il y a eu l’accord de principes. Mais c’est l’Accord qui sera plus précis. « L’Accord de principes, c’est une boussole. Pour nous, il y avait des éléments non négociables, notamment la souveraineté du pays. « Dans l’Accord de Principes, on parle du retrait vérifiable. Nous devons nous assurer que nous aurons un plein contrôle de tous les territoires entre les mains du M23. Les gens du M23 savent que la constitution doit être respectée. L’ordre constitutionnel doit être respecté et cela devait être dit de manière glaire dans l’accord », explique le Ministre.

Patrick Muyaya est d’avis que la paix est un choix, mais un choix difficile. La paix se construit. Tout ce qui se fait à Doha ou à Washington, c’est ne pas suspensif pour trainer les coupages des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre en justice, etc. « On a sacrifié personne, mais il faut intégrer que la paix a un prix. Dans la déclaration de principes, les lignes rouges tracées par le président de la République ont été tenues. Dans nos discours et dans tout ce que nous faisons, nous devons démontrer que nous accompagnons tout ce qui se fait », pense le porte-parole du Gouvernement.

JMNK

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