Le mardi 14 juillet 2026, la matinée a été marquée par la visite d’un fleuron industriel de la République Démocratique du Congo : la Fabrique Métal Congo (FAMECO), une unité de pointe affichant une capacité de production de 70 000 tonnes d’acier de qualité supérieure par an.
Grâce aux mesures courageuses prises par le gouvernement, via le ministère du Commerce Extérieur – visant à restreindre l’importation des barres de fer et d’autres types d’acier -, FAMECO s’apprête à faire passer ses effectifs de 700 à 809 emplois directs.
Pour faire face à une demande de plus en plus croissante stimulée par la qualité reconnue de ses produits, l’entreprise vient d’ouvrir deux nouvelles unités industrielles : l’une dans la périphérie de Kinshasa et l’autre dans la province du Kongo Central.

Au-delà de ces investissements massifs, c’est tout un écosystème qui respire : plus de 5 000 emplois indirects sont créés dans la partie Ouest de la RDC, faisant vivre un réseau dynamique de revendeurs, de ramasseurs et d’acheteurs de ferraille (mitrailles). Une preuve concrète que la protection de notre industrie crée de la valeur, du travail et de la dignité pour les Congolais.
Trois orientations stratégiques majeures découlent de cette visite :
- Assainissement urbain et économie circulaire : J’ai fermement recommandé à FAMECO de conclure un partenariat avec la Ville de Kinshasa pour la collecte systématique de la ferraille et des carcasses de véhicules abandonnées. C’est une double victoire : booster ce réseau de 5 000 collecteurs locaux et nettoyer durablement la capitale.
- Priorité absolue au « Consommer Local » : Toutes les entreprises adjudicataires de marchés publics ainsi que les ONG opérant sur le territoire national ont désormais l’obligation de s’approvisionner localement.
Les produits FAMECO sont certifiés aux normes ISO et rigoureusement contrôlés par l’Office Congolais de Contrôle (OCC).
La qualité est là, consommons-la.
- Régulation stricte des frontières : Désormais, toute importation d’acier devra être rigoureusement justifiée par l’incapacité technique de la production locale à fournir le type d’acier demandé.

Le message est clair : Sous d’autres cieux, la souveraineté économique est non négociable. La RDC s’est définitivement engagée sur cette même voie.
