Stabilité et ouverture : les piliers d’une économie chinoise résiliente

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(Photo : VCG)

Le 15e Plan quinquennal (2026-2030) pour le développement économique et social national a été approuvé lors des Deux Sessions politiques chinoises. Un nouvel élan a été donné pour impulser une dynamique de croissance soutenue en Chine portée par l’innovation technologique, le développement vert et l’ouverture accrue sur l’extérieur et la stabilité. En plus de cette décision clé, l’Assemblée populaire nationale (APN) a voté en faveur de l’adoption du Code écologique et environnemental, de la loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques et de la Loi sur la planification du développement national. Les législateurs ont également voté en faveur d’une résolution sur l’exécution du Plan de développement économique et social national de 2025 et sur celui de 2026, et ont approuvé le plan pour 2026. De son côté, les membres de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) ont pris l’engagement de contribuer à la modernisation chinoise et au maintien de la croissance économique rapide du pays et de sa stabilité sociale à long terme. La CCPPC a promis de canaliser tous les efforts du peuple chinois pour relever les défis de la modernisation chinoise.

En dépit d’un contexte mondial perturbé par des crises géopolitiques et des entraves au libre-échange, les Deux Sessions se sont achevées sous d’heureux auspices avec des perspectives prometteuses pour l’économie chinoise. Le pays vise, entre autres, un taux de croissance économique compris entre 4,5% et 5% pour 2026. Déjà les chiffres du PIB 2026 dénotent de la résilience de l’économie chinoise. En effet, le PIB chinois devrait augmenter de plus de 6 000 milliards de yuans, soit environ 869,6 milliards de dollars cette année, selon le chef du plus haut organe de planification économique du pays. Une croissance économique qui devra soutenir de manière conséquente l’emploi, le bien-être de la population et la prévention des risques.

L’autre signe de la résilience de l’économie chinoise en 2026 se perçoit au niveau du commerce extérieur. Rien que pour les deux premiers mois de cette année, le commerce extérieur de la Chine a connu un début dynamique avec une croissance à deux chiffres de la valeur totale du commerce de marchandises, qui a bondi de 18,3% en glissement annuel. La valeur totale du commerce de marchandises a atteint 7 730 milliards de yuans soit environ 1 120 milliards de dollars au cours de cette période. Les exportations ont augmenté de 19,2% sur un an à 4 620 milliards de yuans, tandis que les importations ont progressé de 17,1% à 3 110 milliards de yuans.

Au cours des deux premiers mois de 2026, les exportations chinoises de produits mécaniques et électriques de haute technologie et à haute valeur ajoutée ont enregistré une croissance de 24,3% en glissement annuel. Dans le même temps, la forte consommation encouragée par les vacances prolongées de la Fête du Printemps a dopé la demande d’importations. Au cours des deux premiers mois, les importations chinoises de produits mécaniques et électriques, de minerai de fer et de pétrole brut ont toutes affiché une croissance à deux chiffres. Les impondérables liés aux taxes douanières et autres perturbations n’ont entamé en rien les structures internes de l’économie chinoise. « L’atelier du monde » continue de produire normalement et de répondre à la demande intérieure et extérieure. Les échanges commerciaux entre la Chine et le reste du monde s’illustrent par une résistance solide aux chocs.

Partenaires diversifiés

Le commerce extérieur de la Chine se distingue par sa résilience et sa vigueur en 2026, après avoir progressé de 3,8% en glissement annuel en 2025. Depuis le début de l’année, différentes régions et départements chinois ont déployé des efforts proactifs pour soutenir le commerce extérieur, tandis qu’un grand nombre d’entreprises de commerce extérieur se sont efforcées d’obtenir des commandes et d’explorer des marchés. La transformation et la modernisation de l’industrie manufacturière chinoise, associées à l’expansion de la demande intérieure visant à renforcer les importations ont insufflé un nouvel élan au développement continu du commerce extérieur.

Cette bonne santé du commerce extérieur chinois est à mettre au compte d’une diversité de partenaires commerciaux qui apportent une plus-value substantielle à l’économie chinoise. Que ce soit en Asie, en Europe, en Amérique latine et en Afrique, les statistiques officielles en matière d’échanges commerciaux avec la Chine sont en hausse. Les données montrent que l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) est restée le premier partenaire commercial de la Chine, avec une valeur des échanges commerciaux Chine-ASEAN supérieure à 1 240 milliards de yuans au cours des deux premiers mois de 2026, en hausse de 20,3% sur un an. Cela a été suivi par les 998,94 milliards de yuans d’échanges commerciaux de biens entre l’Union européenne et la Chine au cours de la même période, soit une augmentation de 19,9% par rapport à l’année précédente. Parallèlement, les échanges commerciaux de la Chine avec l’Amérique latine et l’Afrique se sont élevés respectivement de 19,7% et 34,2% en glissement annuel. Les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis se sont élevés à 609,71 milliards de yuans au cours de cette période, soit une baisse de 16,9% par rapport à l’année précédente, selon les données publiées. Une situation imputable aux tarifs douaniers.

Par ailleurs, les échanges commerciaux avec les pays participant à l’initiative « Ceinture et Route » ont atteint 4 020 milliards de yuans au cours des deux premiers mois de 2026, soit une croissance de 20% par rapport à l’année précédente. Dans la perspective de consolider les échanges commerciaux, la Chine envisage l’augmentation des importations de produits agricoles, de biens de consommation haut de gamme, d’équipements de pointe et de composants clés. Sur cette lancée, le pays ambitionne de booster le développement du commerce numérique et du commerce vert, l’exportation de produits d’intelligence artificielle, d’équipements d’énergie verte et d’autres produits, pour stimuler de nouveaux moteurs du commerce extérieur.

Changer de paradigme dans les relations internationales

La promotion des nouvelles forces productives de qualité ces dernières années a permis à l’économie chinoise d’être résiliente. Et le pays entend consolider cet avantage en investissant conséquemment dans le secteur de l’intelligence artificielle. À titre illustratif, les industries chinoises liées à l’IA verront leur valeur dépasser les 10 000 milliards de yuans soit 1 450 milliards de dollars) d’ici à la fin de la période du 15e Plan quinquennal (2026-2030).

Les politiques d’exemption de visa et d’autres mesures comme le tarif douanier zéro accordé par la Chine aux 53 pays africains et qui entrera en vigueur le 1er mai prochain vont ouvrir l’accès au vaste marché chinois et renflouer les devises en matière de tourisme. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique vont à coup sûr connaître un boom grâce à cette politique d’exonération.

Le multilatéralisme et le libre-échange subissent de graves revers, les implications des différends économiques et commerciaux ont été considérablement amplifiées ces dernières années. Divers conflits géopolitiques sont en train de remodeler le paysage géopolitique mondial dans un contexte de turbulences économiques. Dans ce climat d’incertitudes, la Chine fait preuve de résilience grâce à sa stabilité et sa politique de développement pacifique. Pendant que d’autres puissances orchestrent des conflits, bafouent les règles du jeu du commerce international, la Chine privilégie l’ouverture et la coopération sur une base inclusive et égalitaire pour soutenir la croissance économique mondiale. La résilience de l’économie chinoise réside aussi dans la défense des valeurs communes de l’humanité et le soutien à l’équité et à la justice internationales. Il est temps de changer de paradigme dans les relations internationales minées par l’unilatéralisme et le double standard pour créer de nouvelles opportunités qui favoriseraient la construction d’une communauté d’avenir partagé. C’est dans une vision multipolaire, et non dans les postures hégémoniques, que le monde pourrait renouer dans une certaine mesure avec une croissance économique profitable à tous, gage de paix.

 

(Note de l’éditeur : Cet article représente le point de vue de l’auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

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