Thérèse Kayikwamba sollicite l’appui du G7 pour inscrire le Projet Grand Inga comme priorité stratégique dans l’agenda en 2026

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Un déjeuner d’échange sur le projet Grand Inga avec les Ambassadeurs du G7 accrédités en RDC a été organisé le 21 juin 2025. Il a mis autour d’une même table le Gouvernement congolais, les ambassadeurs, le Directeur général de l’Agence pour le Développement et la Promotion du Projet Inga (ADPI-RDC), le Directeur des opérations de la Banque mondiale, le Directeur pays de la Banque Africaine de Développement, et plusieurs invités de marque.

 

Tout a commencé par des présentations de grande qualité par l’équipe de l’ADPIRDC, avec l’appui des partenaires internationaux, qui illustrent à la fois l’investissement constant du gouvernement et de ses partenaires, et l’expertise désormais acquise, qui fait de ces interlocuteurs des partenaires solides et fiables pour mener ce projet à bien.

En effet, le Projet Grand Inga, dont la concrétisation transformera de manière structurelle le paysage énergétique, industriel et économique de l’Afrique, incarne une ambition collective et un levier stratégique de développement qui dépasse les frontières de la Rdc.

« Votre présence à ce déjeuner traduit l’importance des relations qui unissent la République Démocratique du Congo à chacun de vos États, partenaires engagés dans notre quête commune d’un avenir durable et prospère », a indiqué Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre des Affaires étrangères, coopération internationale et Francophonie.

Disons que le Projet Grand Inga n’est pas une infrastructure ordinaire. C’est une solution transformationnelle, dotée d’un potentiel estimé à 42.000 MW, qui le hissera parmi les plus grands barrages hydroélectriques au monde une fois réalisé.

Pour la RDC, il constitue un pilier fondamental de sa stratégie d’industrialisation, d’électrification et de création d’emplois et de capital humain. Il symbolise également sa souveraineté énergétique et son ambition de devenir un pôle énergétique régional.

À l’échelle du continent, dit-elle, Inga occupe une place centrale dans le Plan directeur énergétique continental. Il est conçu pour alimenter les lignes d’interconnexion électrique vers les Communautés économiques régionales, conformément à la vision de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, en fournissant une énergie propre, abondante et accessible.

Nécessité d’une coalition internationale solide

Pour la ministre, la réussite d’un tel projet exige une coalition internationale solide. C’est pourquoi elle sollicite l’appui continu des pays du G7, pour inscrire le Projet Grand Inga comme priorité stratégique dans son agenda en 2026 et bien au-delà.

« Vous, représentants de ces grandes nations partenaires, êtes nos relais privilégiés pour porter cette ambition, améliorer la visibilité du projet et renforcer la crédibilité internationale. Je tiens à remercier la Banque Africaine de Développement et la Banque mondiale pour leur accompagnement constant. Grâce à leur soutien, ce qui n’était jadis qu’une vision est devenu un programme de développement intégré et durable, résolument tourné vers la résilience climatique et le développement holistique », affirme la patronne de la Coopération congolaise.

Et d’ajouter, la BAD a permis la réalisation des premières études de faisabilité en 2013, et poursuit son appui à travers le PASEL. Aujourd’hui, elle cofinance avec la Banque mondiale le développement d’Inga 3.

Le récent engagement de la Banque mondiale, à travers un prêt d’un milliard de dollars américains, marque une étape décisive. Il permet de relancer les études techniques, de renforcer les capacités institutionnelles et d’accompagner les communautés locales avant même la phase de construction.

« Je tiens également à exprimer mes sincères remerciements à l’ensemble des pays du G7 qui ont apporté leur vote favorable lors de l’approbation du projet par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Cette étape, exigeant un processus rigoureux d’évaluation technique, financière et environnementale, témoigne de la solidité du projet et de la qualité de la collaboration menée », dit-elle, tout en saluant tout particulièrement le leadership de certains pays qui ont plaidé en faveur de ce projet et su bâtir des coalitions de soutien en son sein — car nous savons qu’un tel engagement représente un pari pour beaucoup.

La ministre a salué l’excellent esprit de coopération qui a animé les équipes congolaises et la représentation de la Banque mondiale en RDC tout au long de ce parcours exigeant — depuis l’élaboration des dossiers jusqu’à leur validation au plus haut niveau. Ces avancées illustrent l’efficacité de la diplomatie économique de développement que la RDC met en œuvre avec détermination.

Elle a terminé par avouer que le Projet Inga est bien plus qu’un rêve congolais : c’est une promesse africaine. Une passerelle vers un avenir où l’énergie devient un droit pour tous, un catalyseur de développement et un moteur de paix. La RDC, pays-solution au potentiel inégalé, tend la main à ses partenaires du G7 pour écrire ensemble cette page essentielle de l’histoire du continent.

JMNK

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