Tout en prenant acte de l’accord entre la Rdc et le Rwanda: L’Opposition et les Forces sociales pour une solution globalisante

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Tout en prenant acte de la signature d’un accord entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda le 27 juin 2025, à Washington, D.C., des leaders emblématiques de l’opposition et des forces sociales de la Rdc, notamment Olivier Kamitatu, Raymond Tshibanda, Franck Djongo, Jean-Claude Vuemba, Seth Kikuni, Claudel-André Lubaya, etc. soulignent qu’aussi constructif et louable qu’il soit, cet Accord est partiel, y compris dans le traitement de la dimension externe de la crise qu’il réduit à un conflit bilatéral, occultant l’implication pourtant avérée d’autres acteurs régionaux.

Il est donc insuffisant pour garantir une paix durable, et encore moins la stabilité, tant dans au pays que dans la région. Ils réaffirment leur profonde conviction, maintes fois exprimée, que pour être efficace, la solution à une crise multidimensionnelle, comme celle qui déchire la Rdc, doit impérativement être globalisante.

Dans cette déclaration, ils réitèrent avec force que tant que ces causes endogènes ne seront pas prises en compte et adéquatement traitées, la crise congolaise persistera et la paix véritable et durable ne sera rien de plus qu’un mirage.

«  Lançons une fois de plus, un appel solennel à un dialogue sincère entre congolais, seul cadre approprié pour débattre des causes profondes de la crise et dégager un consensus national essentiel au rétablissement de la démocratie, à la restauration de la cohésion nationale et à une paix sociale durable, réaffirmant ainsi collectivement les principes fondateurs du pacte républicain de Sun City inscrits dans la Constitution du 18 février 2006 », indique la déclaration, qui appuie en passant la Résolution H. RES. 559, introduite à la Chambre des Représentants des Etats-Unis d’Amérique, qui appelle au respect de la Constitution congolaise, à la limitation des mandats, à la tenue d’un dialogue national inclusif piloté par des acteurs impartiaux tel que proposé par la CENCO et l’ECC, à une gouvernance transparente et à la cessation des persécutions politiques.

L’opposition profite de cette occasion pour mettre en garde, contre les manœuvres du pouvoir en place. En posant des exigences qui portent atteinte à l’indépendance des facilitateurs, au caractère inclusif et à l’exhaustivité de l’agenda du dialogue, il torpille ce dernier et le dépouille de tous les attributs nécessaires pour être une voie salutaire dans la recherche d’une véritable solution à la crise.

Non au dialogue faire-valoir

Ils rejettent de ce fait le dialogue faire-valoir voulu par le Pouvoir, afin d’occulter les vrais débats ; de remettre sur les rails le projet mort-né d’un Gouvernement dit d’Union Nationale ; et de se garantir ainsi une issue favorable à ses intérêts et non à ceux du Congo et des Congolais.

L’opposition et les forces vives en appellent plutôt au Dialogue tel que conçu et initié par les Évêques de la CENCO et de l’ECC, auquel ils réaffirment solennellement leur soutien ; un dialogue représentatif des forces politiques et sociales congolaises et dont l’agenda ouvert permet aux participants de traiter, sans tabous, de tous les sujets pertinents, avec pour seuls objectifs l’État de droit, la paix et la concorde nationale.

Ils invitent en conséquence, le Pouvoir à ne pas persister dans l’erreur que représente sa politique de stigmatisation et d’exclusion d’une partie, chaque jour plus importante, de la population et de la classe politique congolaises ; À noter que si, après avoir allumé l’incendie, il empêche les pompiers d’intervenir, le jugement de l’histoire à son endroit sera impitoyable et sans appel.

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