Trop c’est trop !
Capharnaüm ! Telle est l’image que présenterait désormais la ville de Kinshasa, capitale de la très grande et vaste RDC. Où, chaque jour qui passe, la population ne sait plus à quel Saint se vouer. Tant l’insécurité devient grandissante, embarrassante et honteuse. Au vu et au su de toutes les barbes sociales, au vu des galonnés aphones et au su d’autres services apparemment pris au dépourvu.
Oui Kinshasa devient un enfer : Braquages, pillages systématiques et systémiques de quartiers, visites armées nocturnes de paisibles familles dans leurs domiciles, ou encore kidnappings, sont désormais au rendez-vous. Chaque jour qui passe, une nouvelle épisode : odieuse, révoltante et macabre. Sans qu’aucune solution idoine ne vienne y remédier.
La situation devient tellement alarmante et suffocante que le Kinois moyen ne tonne, ne sachant à quel Saint se vouer. En lieu place, ce sont des lamentations face à cette recrudescence de l’insécurité. Plusieurs fois, d’ailleurs, dénoncée par les Très Hautes Autorités du pays. Une façon de « tirer les oreilles », notamment au Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba.
Malheureusement pour ces Très Hautes Autorités et nous, nous le petit Peuple, rien de tel n’est pris au sérieux. Même des menaces à peine voilées pour faire rectifier le tir à certains responsables de la ville sur qui pèsent les espoirs des Kinois.
On en veut pour preuves : récemment en 2025, un braquage spectaculaire a eu lieu dans la commune de Lemba, occasionnant deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour, ils ont braqué des changeurs de monnaie avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Le même braquage s’est opéré au quartier Matonge, en plein jour, tuant un changeur des monnaie.
Dans la commune de Mont-Ngafula, en août de la même année, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violences particulièrement marquantes : près de 70 maisons ont été pillées en une seule nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. Quelques semaines plus tard, dans la même commune, un père de famille a été assassiné à son domicile lors d’une attaque nocturne, sous le regard impuissant de certains membres de sa famille. D’autres communes périphériques sont également confrontées à la même insécurité.
Pas plus tard mi-mars 2026, un bijoutier a été assassiné en pleine soirée à quelques mètres de chez lui, à Yolo-Sud. Les assassins ont emporté tout le sac contenant des bijoux et l’argent. Quelques jours plutard, soit dans la nuit du jeudi à vendredi de la semaine passée, un opérateur économique vient d’être assassiné et son corps jeté en pleine commune de la Gombe dans des circonstances non encore élucidées.
Lundi 14 avril, un motocycliste a été assassiné à quelques mètres de la cité universitaire ( UNIKN) ici à Kinshasa, sa moto emportée par des assassins.
Au-delà de ce tableau d’assassinats, que de cas de braquages, des kidnappings et du banditisme urbain dans cette mégalopole qui compterait à elle seule plus de 19 millions d’habitants !
Tout compte fait, l’insécurité ne trouve pas encore une réponse satisfaisante et de solutions idoines pour y remédier. Les rares traques n’ont que d’éphémères résultats. Des actions purement ponctuelles et parcellaires, même si la sécurité des Kinois devrait constituer une priorité absolue.
C’est pourquoi, la population kinoise, celle de la Plèbe c’est – à – dire le Petit Peuple tonne : « trop c’est trop. La coupe a débordé. On en est plein les intestins. On en a marre. Que les choses changent vite. Il n’est pas encore trop tard pour mieux faire en sus des efforts déjà consentis ».
Willy K.
