Un Conseil des ministres sans Constant Mutamba ?: Ma lecture
J’ai appris que le MinÉtat ayant la justice dans ses attributions, Constant Mutamba n’a pas participé au Conseil des Ministres d’hier vendredi, 30 Mai 2025. Si cette information est vraie, cela peut surprendre ceux qui ne m’avaient pas lu hier la journée. Par contre, ceux qui m’avaient lu, sont tranquilles et très à l’aise là-dessus.
Nous l’avions prévenu que le grand danger de Mutamba dans la première étape de cette procédure devant l’Assemblée nationale, c’est-à-dire l’autorisation d’instruction, c’est SA hiérarchie (Chef du Gouvernement) qui peut lui demander d’arrêter de poser les actes en tant que membre du Gouvernement afin de s’occuper de son affaire devant la justice. Dans ces conditions, il ne peut pas prendre part au Conseil des Ministres.
Une façon pour lui d’être livré par sa hiérarchie après l’avoir été par l’Assemblée nationale à la justice.
La voie de confiance qui lui reste, c’est réunir des éléments probants et persuasifs pour assurer en sa faveur, une défense structurée et fondée sur les évidences irréfutables.
Il doit être à la hauteur de se faire blanchir par un argumentaire robuste. Et comme il l’avait annoncé à travers l’une de ses récentes sorties médiatiques, que son procès soit télévisé pour permettre aux congolais dont une frange le soutient d’en savoir plus.
En revanche, déjà le fait pour lui de passer aux aveux devant la Commission spéciale de l’Assemblée nationale en présentant ses excuses sachant que le Pardon est inopérant au contentieux judiciaire, dénote sa position de faiblesse et son déséquilibre argumentatif dans cette affaire, et là, la condamnation serait sa meilleure alliée.
Encore, deuxième réquisitoire contre ce même Constant Mutamba.
Je pense qu’il n’a pas été sage. À son rang, le propos tenu contre le PG qui incarne le corps : « Ministère public », est assimilable à l’outrage à la magistrature ou aux corps constitués, et à l’incitation au soulèvement populaire contre la puissance publique.
Je pense à mon avis que pendant cette période, Mutamba devrait observer une attitude responsable imprimée par un silence rationalisé devant refléter sa notoriété du patron de la justice congolaise, [j’étais déçu].
Tenez : il se retrouve dans une situation où son courage l’avait amené depuis un moment à être haï par plusieurs institutions du pays au sein desquelles s’est installé depuis plusieurs décennies un système maffieux qui terrorise les Finances publiques de notre pays et appauvrit son peuple.
Des pièges tendus pour l’étouffer ou mieux le neutraliser n’ont pas été surmontés sagement par lui-même, parce qu’il a plusieurs fois cédé la place au populisme,[une option dangereuse].
J’estime que son affaire, au-delà d’être judiciaire, est également politique. Si l’approche politique ne joue pas sur un tableau stratégique en sa faveur, le jeune qui s’appelle révolutionnaire risque d’être effacé définitivement de la classe politique congolaise.
Insolite ! S’il est établi que Mutamba a volé les fonds de l’État, franchement, je n’aurai personnellement aucune confiance au Gouvernement actuel. Je supposerais qu’il n’y a même pas un membre de ce Gouvernement qui soit sérieux. Pourquoi voler et passer pour donneur(s) des leçons ? Moi, je ne crois pas qu’il a volé. Je suis d’accord avec l’hypothèse de la violation des procédures relatives à la passation des marchés publics. Si cela est le cas, alors la sanction préexistante est l’annulation dudit marché et non la servitude pénale contre l’une des parties contractuelles à problème. Je pense qu’il serait cloué encore par le deuxième réquisitoire qui repose sur des faits pénaux irréfutables (sa vidéo avec des propos dangereux circule encore sur la toile).
Enfin, laissons la justice faire son travail en toute indépendance, impartialité, crédibilité, responsabilité et transparence pour l’élévation de notre Nation.
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Neyker Tokolo Pokotoy ; Chercheur en Droit Administratif et Constitutionnel
