Une résilience plus inégale et coûteuse

L’économie mondiale reste résiliente, mais cette résilience devient de plus en plus inégale et coûteuse. L’activité a résisté malgré la guerre au Moyen-Orient, soutenue par le recours à des amortisseurs, l’adaptation du secteur privé et la vigueur des investissements dans l’intelligence artificielle.

Pourtant, l’inflation s’élève, le clivage entre les économies qui bénéficient du cycle d’expansion technologique ou de termes de l’échange favorables et celles qui pâtissent d’un renchérissement des importations et d’un repli de la demande s’accentue, et les marges d’ajustement s’amenuisent.

Si l’on suppose que le conflit ne connaîtra pas de nouvelle escalade et que les marchés de l’énergie se normaliseront progressivement, la croissance mondiale devrait ralentir à 3,1 % en 2026 avant de grimper à 3,4 % en 2027, et l’inflation s’élever à 4,7 % avant de s’atténuer à 4,1 % en 2027.

Les risques de baisse dominent, notamment sous l’effet des facteurs de vulnérabilité budgétaire. Les décideurs doivent reconstituer l’espace budgétaire, préserver la stabilité monétaire et financière, relever la croissance potentielle et approfondir la coopération.

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