12ème conférence des gouverneurs à Kolwezi: Félix Tshisekedi ouvre les travaux

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Au deuxième jour de sa mission d’itinérance dans la province du Lualaba, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ouvert, mardi, la 12ème Conférence des Gouverneurs de provinces au Village de Congrès, à Kolwezi.

Cadre de concertation régulière entre les provinces et le pouvoir exécutif national, la Conférence des Gouverneurs réunit, outre les gouverneurs et vice gouverneurs des 26 provinces, les présidents des Assemblées provinciales, des ministres sectoriels et des experts des institutions autour du Chef de l’État qui en est le Président.

Le thème général de ce 12ème rendez-vous annuel des Gouverneurs de provinces est : « la santé comme facteur de cohésion nationale et du développement durable des provinces ».

Dans son discours d’orientation, le Président de la République a rappelé le but principal de cette session de Kolwezi, à savoir : « discuter de l’importance de la Couverture Santé Universelle (CSU) comme un outil structurant pour améliorer la cohésion sociale, garantir la stabilité politique et diminuer les inégalités sociales au sein des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées (ETD).

Pour le Chef de l’État, les échanges porteront sur les façons dont la CSU peut réduire les tensions sociales et promouvoir l’inclusion.

 

Différences en matière d’accès aux soins de santé

Les travaux aborderont également les différences en matière d’accès aux soins de santé et leurs répercussions sur le développement social.

À l’issue de ces assises, des stratégies seront aussi proposées pour diminuer ces inégalités grâce à la CSU.

S’adressant aux Gouverneurs de provinces, le Président de la République a dit :« vous êtes les artisans directs de la CSU à travers les Comités Provinciaux que vous présidez. Je vous exhorte à intégrer systématiquement la santé dans vos politiques publiques, à mobiliser les ressources locales de manière transparente et à garantir une équité territoriale exemplaire ».

En début de la cérémonie d’ouverture, la Gouverneure Fifi Masuka a salué le leadership du Chef de l’État qui a engrangé d’importantes victoires politiques et diplomatiques.

Dans un mémorandum lu au nom de ses collègues, le Gouverneur du Haut Katanga Jacques Kyabula Katwe a reformulé les recommandations des précédentes sessions non encore exécutées, notamment : la non opérationalité de la caisse de péréquation (CDP), le non-paiement régulier de la rétrocession aux provinces, la tendance à la déstabilisation des gouvernements provinciaux par les Assemblées provinciales et le paiement régulier par le gouvernement central des émoluments des députés provinciaux.

Par la voix du Gouverneur David Munkeni du Bas-Uélé, les Gouverneurs des 26 provinces ont réitéré leur loyauté et soutien à l’action politique du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Au cours de ces assises, le Chef de l’État lancera l’initiative présidentielle de l’élimination du VIH/SIDA chez les enfants d’ici 2030.

Le Président Félix Tshisekedi a décerné les prix aux Gouverneurs du Tanganyika, du Haut Lomami et du Lualaba qui se sont distingués dans les opérations de vaccination contre la polio dans leurs provinces.

Le Quotidien

 

Face à la polémique enclenchée sur les réseaux sociaux

Martin Fayulu explique le « camp de la Patrie »

 

Après avoir rencontré le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre son initiative de la mise en place du « camp de la patrie » afin de « sauver le pays », l’opposant congolais Martin Fayulu est au cœur de vives polémiques. Pour plusieurs membres des regroupements et partis politiques de l’opposition, le « camp de la patrie » serait une utopie. Et pour besoin de la cause, le président national de l’ECiDé a tenté de tout clarifier.

Dans un communiqué rendu public lundi 09 juin 2025, l’opposant congolais Martin Fayulu réitère son souhait de rassembler les acteurs politiques congolais pour « faire face aux menaces réelles de balkanisation de la République Démocratique du Congo.

« Tout congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale en cas de menace ou d’agression extérieure. Le camp de la patrie est avant tout un état d’esprit. Il incarne la conviction que la République démocratique du Congo est une, unie et indivisible. C’est le respect strict de la constitution. C’est l’expression de la voix des Congolais qui refusent la soumission, la complicité, le silence, face aux menaces réelles de balkanisation du pays », a écrit l’ancien candidat président de la République.

Et d’ajouter : « tout congolais, animé par cet esprit, a le devoir de Défendre avec fermeté l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, et s’opposer vigoureusement à toute forme d’agression extérieure ou de tentative de balkanisation du pays ; Promouvoir la paix, la justice et la dignité nationale en toutes circonstances ; Dénoncer avec courage les complicités internes et les ingérences étrangères qui menacent la stabilité et l’unité du pays ; Porter avec force la voix du Congo auprès des institutions internationales et des partenaires étrangers, pour faire entendre la véracité et protéger les intérêts de la nation ».

Martin Fayulu appelle ainsi à la cohésion nationale autour des valeurs du patriotisme, de la vérité et de la justice, au-delà des clivages politiques, ethniques et régionaux.

Des réactions qui fusent de partout

Fayulu aurait déçu quelques congolais de l’opposition. Au camp de Joseph Kabila, la députée honoraire Marie-Ange Mushobekwa affirme que « Martin Fayulu n’a pas le monopole de l’amour du pays ».

« Le camp dit de la Patrie n’a pas le monopole de l’amour de notre pays, qui est du reste notre patrimoine commun. Ce camp n’a pas non plus un appareil pour mesurer l’amour de la Patrie », a écrit cette ancienne ministre sur X, estimant par ailleurs que le camp de la patrie est « un des slogans manipulateurs pour culpabiliser ceux qui ne partagent pas les mêmes avis avec le pouvoir de Kinshasa, dont elle critique notamment les détournements des deniers publics sans sanctions à la base de la régression du pays.

« Les slogans manipulateurs pour culpabiliser ceux qui pensent différemment d’eux ne marchent plus. Le peuple a des yeux pour voir que le pays, notre RDC va très mal à cause de la jouissance à outrance, des détournements des deniers publics, sans sanctions… ou plutôt des sanctions sélectives selon leurs propres critères et la tête suspecte… l’officialisation des injures au sein des institutions, la théâtralisation de la vie publique, ainsi que la normalisation de l’intolérance et de la violence dans la gestion de l’État », a-t-elle ajouté.

Une autre Kabiliste à réagir est Francine Muyumba, ancienne sénatrice et cadre influente du PPRD.

Pour elle, « le véritable camp de la patrie ne doit pas être un instrument d’exclusion ou de diversion politique… Par contre, c’est celui dont le reflet est un combat contre la division ethnique entretenue, la haine politique, la pauvreté structurelle, les détournements massifs… »

A en croire Francine Muyumba, le camp de la patrie doit « rassembler sans exclure, rejeter la soumission et les trahisons internes, en plus de dénoncer l’injustice et l’inaction, refuser les discours de haine, parler pour tout le Congo, pas uniquement pour une région ».

De son côté, Jean-Marc Kabund qualifie le camp de la patrie « d’anti-patrie, d’une erreur stratégique majeure, minant la résolution pacifique du conflit par le dialogue et amenuisant les chances de la réconciliation entre les Congolais ».

Ainsi, l’ancien bras droit de Félix Tshisekedi propose un « dialogue sincère, inclusif et urgent, avant qu’il ne soit trop tard ».

Signalons que dans son plaidoyer, Martin Fayulu avait demandé au Chef de l’Etat de rencontrer les évêques et prêtres du groupe CENCO-ECC. Ces derniers qui attendent déposer leur rapport sur la tournée au pays, en Afrique et dans le monde en vue d’un « pacte social pour la paix et le bien vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-lacs ».

Bernetel Makambo

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