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65 ans, et après ?

65 ans, et après ?

Le 65ème anniversaire de l’accession de la République Démocratique du Congo à sa souveraineté nationale et internationale a été célébré, lundi 30 juin 2025, sur toute l’étendue de la République et dans certains coins du Monde où sont implantées les colonies congolaises.

Proclamée, à partir du Royaume de Belgique, l’ancienne colonie, le 30 juin 1960, cette indépendance appelle à mieux réfléchir sur son concept, du reste trop complexe et sujet à débats. Dans la mesure où si le Pays de Lumumba, qui a d’ailleurs fait partie du pré-carré qui a négocié, de la manière que l’on sait, cette « indépendance », a gagné sa légère autonomie politique, des facteurs historiques, économico-commerciaux et contemporains continuent d’influencer sa souveraineté.

En effet, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo (RDC) accède à l’indépendance après des décennies de colonisation belge. Une période marquée des soubresauts politiques et économiques, tant que le social était encore placé sur un plateau d’or.

Malheureusement, quelques temps après cette accession à la souveraineté nationale et internationale, le Congo-Belge devenue le Congo-Kinshasa sera marquée, dans son histoire post-indépendance, par des coups d’État, des guerres civiles, et des luttes de pouvoir, remettant en question la pleine réalisation de l’indépendance. Les ingérences étrangères, marquées par des pressions de toute part, venant notamment de l’ancienne colonie ainsi que d’autres courants méditerranéens, vont faire en sorte que la RDC se voit affecter dans sa capacité à prendre des décisions de façon souveraine sur le plan politique.

Sur le plan économique et commercial, le pays continuera à être sous le joug colonial qui voulait contrôler la plupart des richesses du pays. Avec son ancienne colonie, les grandes puissances, notamment la France, les USA, l’Angleterre et l’Allemagne, le décor était bien planté pour voir ce pays au cœur du continent africain, faire l’objet d’un diktat amer, rendant cruciaux les enjeux quant au contrôle des ressources naturelles et le développement économique difficile pour un pays dont on dit en pleine indépendance.

Au fil de jours et d’années, avec des institutions établies, le pays semble vaciller à cause de la morale et de l’éthique de ses propres animateurs. Les multiples violations de sa propre Constitution, les appétits gloutons et féériques de ses animateurs ; la gestion archaïque de la chose publique, la boulimie sociale et les appétits gloutons des grandes puissances sur les richesses appartenant à la RDC donnent raison à ceux qui pensent, comme nous, que la souveraineté de l’État est de façade.

Oui, elle l’est. Car, Vous et Nous, avons compris qu’avec ce décor brossé, bien que la RDC soit un État indépendant sur le plan formel, la pleine réalisation de son indépendance reste encore un processus en cours, avec des défis à relever en termes de stabilité politique, d’ingérences étrangères, de développement économique et de bonne gouvernance.

Ça, il faut un dessin ou un livre pour le démontrer, même 65 ans après, au 30 juin 2025 ?

Willy Kilapi

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