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Opportunités de la révolution des nouveaux médias: Le Professeur Lei Junlin met en exergue les vidéos courtes et les médias sociaux

Opportunités de la révolution des nouveaux médias: Le Professeur Lei Junlin met en exergue les vidéos courtes et les médias sociaux

(Un récit de Willy Kilapi, depuis Changsha)

Il est professeur de deuxième niveau de l’Institut professionnel et technique des médias de masse du Hunan. Nous sommes à Changsha, Hunan Province. Lui, c’est Lei Junlin. Quand il s’exprime devant la délégation des professionnels des Médias de la RDC, en mission de formation en Chine, du 12 au 25 septembre, ce professeur d’université sait placer les mots. Il le fait dans un contexte aussi simple, à se faire comprendre par son auditoire.

D’emblée, il introduit dans l’auditoire que l’émergence des nouvelles technologies médiatiques a marqué un tournant dans la communication culturelle. Les canaux à faible coût et à forte couverture, tels que les vidéos courtes et les médias sociaux, ont offert de nouvelles possibilités de diffusion de la culture locale. « Ces nouvelles plateformes médiatiques brisent les limites temporelles et spatiales des médias traditionnels, permettant à la communication culturelle de ne plus être limitée par la géographie et le temps, et d’atteindre un public mondial plus large », explique Lei Junlin.

La mise à niveau technologique étant la clé pour briser la fracture numérique dans la communication culturelle, le professeur Lei Junlin précise que la technologie de définition standard (720p), couramment utilisée dans les pays en développement, affaiblit l’attrait du contenu en raison de la mauvaise qualité de l’image ; l’exemple de la radio et de la télévision du Hunan prouve que la technologie 4K/8K améliore considérablement le taux de rétention de l’audience.

 

Nécessité d’une mise à niveau technologique

La vidéo promotionnelle nationale 4K, produite uniquement à l’aide d’un téléphone portable, d’un stabilisateur et d’un budget de post-production de 30 000 dollars américains, a atteint 5,02 millions de vues avec son contenu « natif », entraînant une augmentation de 25 % du volume touristique. Les pays aux ressources limitées peuvent donner la priorité à la mise à niveau des « micro-innovations » telles que la photographie sur téléphone portable et l’édition par l’intelligence artificielle (IA).

« Le cœur de la technologie et de la communication culturelle réside dans l’attrait des histoires plutôt que dans les spécifications des équipements. L’authenticité du contenu et des stratégies précises sont la clé pour surmonter les limitations techniques », insiste le professeur.

Parlant notamment des expériences chinoises en cette matière, le professeur Lei Junlin explique que l’émission « Here is Ningxia » de Ningxia TV, par exemple, a été vue 120 millions de fois sur YouTube avec son symbole visuel « ciel étoilé du désert + agriculture du fleuve Jaune » (récit de civilisation non verbal).

A titre d’exemple, note-t-il, la radio et la télévision du Guangxi ont diffusé en direct les lumières de pêche sur la rivière Li (lumières sur des radeaux de bambou) à Douyin, et ont simultanément vendu des nouilles de riz de Guilin/du alcool Sanhua, entraînant une augmentation de 18 % des revenus du tourisme (la scène signifie la consommation) …

Le nombre moyen de contenus locaux publiés par les médias intégrés au niveau du district sur Douyin par an est de 12 000 (tambour de taille du Shaanxi/danse Chaoshan Yingge), et de courtes vidéos de 15 secondes permettent une transmission virale culturelle (production de contenu léger).

 

Quatre stratégies majeures pour les récits locaux

Pour mettre en exergue son enseignement, le professeur cite quatre stratégies majeures pour les récits locaux, à savoir la symbolisation, le scénario, la narration et enfin, la perspective civile. « Ces stratégies renforcent l’authenticité et l’affinité de la communication culturelle, réduisent les barrières culturelles et favorisent le dialogue interculturel en affinant les symboles culturels, en présentant des scènes de la vie réelle, en racontant des histoires individuelles et en faisant des gens ordinaires les protagonistes des récits », explique le professeur.

D’un : les symboles sont le « langage universel » de la communication interculturelle. Les symboles culturels tels que le dragon chinois, les tambours africains et les épices des Comores peuvent transcender les barrières linguistiques et culturelles et transmettre des valeurs culturelles profondes. Un cas précis est de Li Ziqi a qui gagné des dizaines de millions de fans sur YouTube grâce aux « Symboles de la vie rurale », démontrant avec succès l’énorme influence du récit symbolique dans la communication culturelle.

À travers ces scènes vivantes, le public peut ressentir le charme unique et le souffle de vie de la culture comorienne, et renforcer l’attrait de la communication. Ce qui constitue la seconde stratégie. La troisième ; la narration, consiste à ce que les histoires individuelles sont plus contagieuses que les grands récits et peuvent résonner émotionnellement auprès du public. Ici par exemple, le documentaire « Common Road » a trouvé un écho auprès du public en montrant les avantages de l’initiative « Belt and Road » à travers l’histoire de lutte de George, un artiste ghanéen du bambou.

Quant à la perspective civile, « elle renforce l’authenticité et l’affinité de la communication culturelle, faisant des gens ordinaires les protagonistes du récit et facilitant l’émotion du public ».

Quel serait alors le modèle de coopération future ?

A cette question, le professeur Lei Junlin conclut qu’en nous appuyant sur la base de données de communication internationale « Chinese Bridge » + un équipement professionnel et une équipe de tuteurs, nous mettons en place un système à double voie de « co-création de script en ligne + atelier de tournage hors ligne » pour planifier et produire des programmes de communication internationale de haute qualité.

« En nous appuyant sur le modèle de « Xiang Dang Charm », nous développont une courte matrice vidéo sur les épices et la culture marine des Comores, atteignons les utilisateurs francophones/arabophones via la station internationale Mango TV (édition internationale de la radio et de la télévision du Hunan) et renforçons l’efficacité de la communication culturelle. S’appuyer sur la plateforme de surveillance du collège pour suivre les tendances émotionnelles/sujets d’actualité du public étranger et d’autres données interactives ; développer conjointement des outils de sous-titrage IA comoriens/français pour réduire les coûts d’adaptation linguistique et améliorer l’efficacité de la communication », explique ce professeur devant un auditoire acquis à sa cause.

Avec ses étudiants congolais, ils ont survolé le système d’éducation professionnelle en matière des médias et la plateforme de pratique de médias intégrés, à l’Institut supérieur du Médias publics du Hunan, lundi 22 septembre, lors du séminaire pour les professionnels des Médias en RDC, avec comme sponsor, le Ministère du Commerce de la République Populaire de Chine, sous l’organisation de l’Institut Professionnel du Commerce extérieur du Hunan.

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