Malgré l’aggravation de la situation sécuritaire à l’Est en 2025, la Rdc a fait preuve d’une résilience macroéconomique remarquable
Dans un contexte de guerre d’agression, de chocs externes et de tensions géopolitiques mondiales, notre économie n’a pas cédé. Elle a tenu, elle a résisté, et dans plusieurs domaines, elle a progressé, a affirmé le président de la République lors de son discours sur l’état de la nation devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès.
En 2025, dit-il, malgré l’aggravation de la situation sécuritaire à l’Est, notre pays a fait preuve d’une résilience macroéconomique remarquable. L’inflation, qui était de 11,7% à fin 2024, a été ramenée à 2,5% en rythme annuel fin octobre 2025, nettement en dessous de l’objectif de 7% fixé par la Banque Centrale du Congo. Le franc congolais s’est apprécié d’environ 29% par rapport au dollar, aussi bien sur le marché interbancaire que sur le marché parallèle, retrouvant une stabilité que notre peuple n’avait plus connue depuis de longues années. Nos réserves de change s’établissent à près de 7,4 milliards de dollars — soit l’équivalent d’environ 3 mois d’importations, conforme aux standards de viabilité du Fonds monétaire international — et, dans le même temps, la balance des biens demeure excédentaire, avec un surplus provisoire estimé à 9,9 milliards de dollars à fin août 2025.
La croissance est, quant à elle, estimée à 5,6% en 2025, au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne projetée entre 3,8% et 4,1%.
Cette performance est portée non seulement par le dynamisme du secteur minier, mais aussi par la montée en puissance progressive des secteurs non extractifs, conformément à notre ambition de bâtir une économie plus forte, plus diversifiée, plus inclusive et plus durable.
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, structuré autour des engagements que j’ai pris devant la Nation : plus de pouvoir d’achat, plus d’emplois, une économie plus diversifiée donc plus compétitive.
Sur le plan budgétaire, l’année 2025 a été marquée par une amélioration de la mobilisation des recettes et par un effort de discipline dans la dépense publique. En cumul annuel, le Trésor a mobilisé environ 25 014,6 milliards de CDF de recettes, pour des dépenses de l’ordre de 29 200,2 milliards de CDF, soit un déficit d’environ 4 185,6 milliards de CDF, maîtrisé au regard des besoins exceptionnels liés à la guerre à l’Est et aux priorités sociales, notamment le Programme de Développement Local des 145 Territoires.
Ces avancées n’auraient pas été possibles sans un chantier de modernisation fiscale résolu, fondé notamment sur la généralisation de la facture normalisée de la TVA et la digitalisation de l’ensemble de la chaîne de mobilisation des recettes ; l’institution de la Commission permanente interministérielle de rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP), pour assainir et harmoniser les prélèvements ; la mise en route de la Commission nationale de médiation fiscale, afin de désamorcer les litiges en amont, d’accélérer leur règlement et de renforcer la sécurité juridique des contribuables.
