La desserte en électricité était de 9% en 2019 pour se situer à 21,5% en 2025

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Dans le domaine de l’électricité, notre pays est en train de changer d’échelle. Nous revenons de loin : en 2019, seuls 9% de nos compatriotes avaient accès à l’énergie électrique. En 2025, ce taux s’établit à 21,5%, signe d’une accélération sans précédent de l’électrification nationale ; soit la progression la plus rapide de notre histoire.

Ce bond s’inscrit dans le cadre du Compact énergétique, colonne vertébrale de la Mission 300 : pour la première fois, notre pays dispose d’un cadre unique qui ordonne investissements et réformes afin de porter l’accès à 62% d’ici 2030, d’accélérer la cuisson propre et de mobiliser, à l’échelle requise, les financements publics et privés.

Concrètement, au cours de l’année, des dizaines d’ouvrages de l’ANSER ont été mis en service — et le seront encore dans les prochains mois — apportant l’électricité à plus d’un million de Congolaises et de Congolais supplémentaires. Dans le même élan, la centrale hydroélectrique de Kakobola franchit ses ultimes jalons, la plupart des prérequis techniques et financiers étant désormais levés.

Pour sa part, la Société nationale d’électricité (SNEL) a remis en service plusieurs groupes de production, dont le G25 d’Inga II, avec 193 MW récupérés : une puissance plus grande que celle de toute la République Centrafricaine, soit une démonstration éloquente de la puissance énergétique de notre pays et de l’ampleur du potentiel encore à valoriser. Grâce au partenariat public-privé mis en place, 70% de cette énergie est desservie à Ivanhoé, qui a financé les travaux, pour ses activités minières ; tandis que 30%, soit 55 MW, sont réorientés vers la desserte domestique, ce qui permettra d’alimenter environ 300 000 foyers supplémentaires à Kinshasa.

Dans la continuité de cet effort, le G24 entrera en travaux pour une durée estimée à 24 mois, avec à la clé 192 MW supplémentaires qui seront injectés sur le réseau, dont 100% reviendront à la commercialisation par la SNEL au bénéfice direct des usagers.

La SNEL a, par ailleurs, renforcé ses réseaux de transport et de distribution, notamment à Maluku, Kinsuka, Kasumbalesa ainsi que dans plusieurs provinces, afin d’améliorer la stabilité et la qualité du service.

En outre, des études ont été lancées pour la production locale de panneaux solaires et de batteries, afin de réduire les coûts, structurer une chaîne de valeur nationale et accélérer notre transition énergétique. Enfin, un appui soutenu a été apporté à l’Agence de Développement du Projet Grand Inga pour accélérer les préparatifs d’Inga III, en partenariat avec les acteurs tant locaux qu’internationaux.

En parallèle, nous avons adopté, pour la première fois, une Politique nationale de l’eau et une Politique nationale de l’énergie, alignées sur le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028. L’objectif est de faire progresser l’accès à l’eau potable de 36% en 2024 à 70% en 2028, en combinant grands réseaux urbains, forages, mini-réseaux ruraux et gestion durable de la ressource.

Les défis demeurent considérables : une partie de nos infrastructures est obsolète, des poches de délestage persistent et nos opérateurs publics font face à des contraintes financières. Pour autant, la trajectoire est désormais sans ambiguïté : l’accès de tous à une énergie fiable, fondée sur nos ressources renouvelables et respectueuse de l’environnement.

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