Secteur aérien : Deux ATR 72 viendront renforcer la flotte en 2026
Aucune économie ne prospère sans transports fiables. C’est le sens des avancées enregistrées cette année dans ce secteur stratégique.
Dans le domaine aérien, la mise en service de la compagnie nationale AIR CONGO a sensiblement amélioré la connectivité intérieure : deux Boeing 737-800 desservent déjà onze lignes domestiques. Deux ATR 72 viendront renforcer la flotte en 2026, tandis qu’un plan d’expansion prévoit l’ouverture de quatorze destinations africaines, puis de liaisons vers l’Europe et le Moyen-Orient.
Dans le domaine maritime et portuaire, les travaux du port en eaux profondes de Banana démarrent, offrant à la République Démocratique du Congo une porte océanique pleinement maîtrisée, capable de réduire les coûts de transport, de créer des milliers d’emplois et d’ancrer le développement du corridor Kinshasa–Banana.
Dans le domaine ferroviaire, la réhabilitation des tronçons clés de la ligne Matadi–Kinshasa a permis la reprise du trafic voyageurs, marquée par un premier voyage symbolique le 18 octobre 2025 : c’est la renaissance progressive du rail congolais, indispensable au transport de masse et au désengorgement de nos routes.
Dans le domaine fluvial, une campagne de balisage a été lancée sur les rivières Kwango, Kwilu et Kasaï, s’ajoutant aux 1 734 km déjà sécurisés sur le fleuve Congo et aux 605 km balisés sur la rivière Kasaï. L’acquisition — pour la première fois en quarante ans — d’une drague multifonction permettra de reprendre le dragage de nos voies navigables.
À ces chantiers s’ajoutent la modernisation de ports comme Kalundu, la construction d’un quai flottant au Beach Ngobila et l’aménagement de stations d’accostage pour taxis fluviaux en périphérie de Kinshasa.
Autant d’investissements qui font baisser les coûts logistiques, sauvent des vies sur nos voies navigables et rapprochent les Congolais les uns des autres.
Dans le secteur des hydrocarbures, notre action s’est structurée autour de trois priorités : contrôler, sécuriser l’approvisionnement et accélérer la transition vers des énergies plus propres.
D’abord, le renforcement des dispositifs de contrôle et de lutte contre la fraude a doublé les volumes légaux distribués : de 50 000 à 100 000 m³ par mois sur la voie Ouest, et de 90 000 à 150 000 m³ sur la voie Sud. Cette progression s’est traduite par une hausse des recettes parafiscales, un approvisionnement plus régulier et une baisse d’environ 10 % du prix à la pompe, avec un effet immédiat sur le pouvoir d’achat des ménages.
Ensuite, l’Arrêté sur le contenu local a posé les bases d’une participation accrue des entreprises et de la main-d’œuvre congolaises, en amont comme en aval, dans la prestation de services et la sous-traitance pétrolière.
Parallèlement, nous conduisons des études d’infrastructures stratégiques — capacités de stockage et pipelines transfrontaliers — afin de sécuriser durablement l’approvisionnement en produits pétroliers et de réduire la vulnérabilité de notre économie aux chocs logistiques.
Enfin, nous encourageons les énergies plus propres, en particulier le gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour la cuisson, afin de soulager la pression sur les forêts, améliorer la qualité de l’air dans les foyers et honorer nos engagements climatiques.
Ainsi, contrôle, souveraineté énergétique et transition écologique avancent de concert — au service de la stabilité des marchés, du pouvoir d’achat et de l’avenir de
notre Nation.
