PDL-145T : Les constats consolidés demeurent toutefois contrastés 

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Il vous souviendra qu’en 2021, le président de la République avait pris l’initiative de lancer le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), un chantier ambitieux destiné au milieu rural, dont l’objectif est de réduire les inégalités spatiales et de transformer les conditions durablement les conditions de vie de nos concitoyens longtemps privés d’infrastructures et de services sociaux de base.

Son premier volet prévoyait la construction, la réhabilitation et l’équipement de 2 130 ouvrages, répartis comme suit : 1 199 écoles, 786 centres de santé, et 145 bâtiments administratifs destinés à restaurer l’autorité de l’État dans chaque chef-lieu de territoire. Les travaux ont démarré au deuxième trimestre 2022.

À ce jour, 865 ouvrages ont été achevés, répartis comme suit : 279 réalisés par la Cellule d’exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CFEF), 312 par le Bureau Central de Coordination (BCECO) et 274 par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), soit 530 écoles primaires, 275 centres de santé, et 60 bâtiments administratifs. Le taux d’achèvement global du premier volet s’établit ainsi à environ 40,6%, soit 865 ouvrages finalisés sur 2 130 attendus, incluant les 205 ouvrages livrés durant mon premier mandat.

Les constats consolidés demeurent toutefois contrastés : si de nombreuses infrastructures ont été achevées et réceptionnées, des retards et des arrêts persistent, notamment dans le Grand Katanga (sur 339 ouvrages attendus, 138 sont à l’arrêt) et dans certaines zones en conflit à l’Est. Dans les sept provinces inspectées cette année, 249 ouvrages seulement ont été livrés sur 672, soit environ 37%.

« Je ne minorerai pas ce constat. Il nous oblige à assainir les contrats défaillants, à réviser les modalités d’exécution avec les agences, à intégrer les contraintes sécuritaires et logistiques, et à rétablir une gouvernance exigeante fondée sur la rigueur, la transparence et la redevabilité. C’est dans cet esprit que, le 7 mars 2025, j’ai nommé un Conseiller spécial chargé du suivi de l’exécution du PDL-145T, afin de garantir la bonne poursuite des travaux et l’achèvement, dans des délais resserrés, des infrastructures prévues », dit-il.

Voilà pourquoi le chef de l’Etat a invité, à cet effet, le Gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités et à intensifier l’exécution des réformes et des chantiers. Mon ambition est d’accélérer l’achèvement de l’ensemble des infrastructures prioritaires d’ici 2026, pour que chaque territoire rural bénéficie pleinement, et sans délai, des dividendes de l’action publique.

Dans un autre registre, nous avons décidé de repenser en profondeur le développement du monde rural.

Pour la première fois depuis la création du ministère en 1977, une Politique nationale de développement en milieu rural a été élaborée, assortie d’un Plan de revitalisation des milieux ruraux et d’un schéma directeur des infrastructures de base (routes de desserte, eau, électricité, habitat, connectivité).

Plusieurs programmes structurants sont en cours

Il s’agit, entre autres du Programme d’Appui au Développement rural (PADER), financé sur ressources internes à hauteur de 772 millions USD, pour aménager 11 423 km de routes de desserte agricole, baliser 11 432 km de voies navigables rurales, installer 385 mini-réseaux d’eau potable et accompagner plus de 435 000 petits exploitants et 300 000 maraîchers ; le volet rural du Programme National de Développement Agricole, appuyé par la Banque mondiale, pour réhabiliter plus de 3 000 km de routes semi-stabilisées, avec une perspective portée à 5 000 km grâce à la restructuration du programme ;

le Projet de Renforcement des Infrastructures socio-économiques (PRISE II), financé par la Banque Africaine de Développement, qui a déjà permis la construction de bâtiments scolaires, de centres de santé, de bureaux publics et de châteaux d’eau dans plusieurs provinces du Grand Kasaï et du Grand Bandundu ;

le Projet d’Appui au Développement Intégré de l’Économie rurale, également avec la BAD, qui soutient la modernisation des filières manioc et maïs et la réduction des disparités économiques entre villes et campagnes. Ces efforts convergent vers un même objectif : revitaliser nos campagnes, stabiliser les populations et réduire l’exode rural.

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