La hausse générale de prix est un appauvrissement de la population

0
IMG_202512361_085838712

Dans un régime de concurrence imparfaite, le prix d’un bien est déterminé par la rencontre entre l’offre et la demande de ce bien. Un bien qui existe en quantité illimitée n’a pas de prix. On parle d’un bien gratuit offert par la nature. Si vous entrer dans une forêt vierge pour cueillir des mangues, vous n’allez rien payer.

Un cultivateur a dépensé de l’énergie pour produire le riz ou les arachides au bout de trois ou six mois, il pourra avoir une récolte, mais n’a rien payé sinon sa force physique ou ses biceps.

Le prix d’un sac de riz ou d’arachides dépendra des lois du marché. Plus un bien est rare plus élevé sera son prix.

Dans un pays comme la Rd Congo où 80% de la population urbaine vit avec moins de dix dollars par jour, la hausse de prix d’un bien est ressentie comme un appauvrissement qui produit deux effets: l’effet de revenu et l’effet de substitution.

L’effet de substitution, c’est le fait de modifier le choix des aliments de base à cause de la hausse de prix un consommateur x, qui était habitué à acheter du poulet, va changer de goût pour migrer vers une courbe d’indifférence qui lui procure un faible degré de satisfaction, par exemple manger du Fufu avec les Matembele. Il aura tendance à acheter les biens giffen ou biens inferieurs

Toutes les personnes qui appartiennent à la classe aisée, ou qui sont situées dans une tranche de revenu supérieur à 5.000 dollars par mois comme les Inspecteurs de finances ou des impôts, ne vont pas sentir les effets de la hausse parce que l’utilité marginale de dix dollars est de zéro degré.

Ce sont les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres

L’effet de revenu. Prenons un travailleur qui touche cent dollars par mois, et qui se procurait un sac de semoule à 25 dollars. Le sac est passé de 25 dollars à 39 dollars.

Son revenu mensuel est resté inchangé. Ce travailleur doit revoir son calcul pour combler la hausse. Son pouvoir d’achat a diminué à cause de la hausse de prix.

Cet exemple est valable mutatis mutandi pour le prix de transport urbain qui ne cesse d’augmenter.

Dans un régime de concurrence pure et imparfaite, le pouvoir public est appelé à réguler les prix pour protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Pourquoi les ont des prix différents?

Déjà au 18ème siècle, Adam Smith, fondateur des sciences économiques avait expliqué le paradoxe de la valeur d’un bien en ces termes: comment se fait-il que l’eau, élément si utile que la vie est impossible à son défaut puisse avoir des prix si bas, alors que l’or et le diamant, choses parfaitement inutiles à la vie, puissent avoir des prix tellement élevés ?

Pour Adam Smith, la valeur d’un bien est fonction de sa rareté. Plus un bien est rare, plus son prix est élevé.

Dans tous les pays développés, les dirigeants politiques veillent à cette loi en appliquant des politiques axées sur l’offre des biens. C’est-à-dire, la production des masses facilitée par l’utilisation des machines.

L’homme est remplacé par les machines et les robots. Des milliers d’hectares de terres sont cultivées à perte de vue pour produire davantage.

Beaucoup de problème de l’homme sont résolus par des cerveaux électroniques. Les guerres modernes utilisent la géolocalisation et les drones et les missiles guidées.

Adieu le moyen âge

Alex Tutukala Kibambe, Journaliste économique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *