Le ministre des Ressources Hydrauliques et électricité propose la réhabilitation de 17 centrales hydroélectriques privées dans sept provinces

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Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité a, dans sa note d’information, entretenu le Conseil sur deux volets.

Il s’agit d’abord du développement du site hydroélectrique de Pioka-Tombe.

Ce site dispose d’un potentiel minimal estimé à 6.450 MW. Sa mise en valeur permettrait non seulement d’optimiser la gestion hydraulique du fleuve Congo en amont d’Inga et de sécuriser, à terme, la cote d’exploitation du complexe, mais également de répondre à des besoins énergétiques à plus court et moyen terme, avec des délais de réalisation nettement inférieurs à ceux de Grand Inga.

Le développement des aménagements de Pioka-Tombe répond à plusieurs enjeux majeurs pour notre pays : la sécurisation durable de l’approvisionnement électrique de Kinshasa, dont le déficit structurel dépasse actuellement 1.000 MW et continuera de croître ; le soutien à l’industrialisation nationale, notamment dans le Kongo Central et les pôles industriels connectés au réseau Inga ; l’optimisation du schéma global de développement du fleuve Congo, en préparant techniquement et stratégiquement le déploiement de Grand Inga ; et le positionnement de la RDC comme pilier énergétique régional, capable de répondre à la demande nationale et aux opportunités d’exportation à moyen et long terme.

L’approche progressive et structurée pour la concrétisation de ce projet hydroélectrique prévoit des actions telles que la récupération des études existantes, l’organisation de la campagne de mesures topographiques et la réalisation des études de préfaisabilité ; la réalisation des études de faisabilité et d’avant-projet détaillé ; ainsi que la structuration du cadre de mise en œuvre et de financement.

Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité a sollicité l’accompagnement du Gouvernement pour l’approbation du principe du développement de ce projet hydroélectrique et les habilitations nécessaires pour notamment le recrutement d’une firme chargée de l’actualisation des études de faisabilité de l’aménagement de Pioka-Tombe et la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des études, à la structuration et à la mobilisation des financements publics et privés.

La 2ème note est relative à la réhabilitation des centrales hydroélectriques privées abandonnées ou en faillite et à l’extension de leur desserte aux populations locales.

Il s’agit de 17 centrales hydroélectriques privées dans sept provinces, constituant un patrimoine énergétique stratégique à ce jour inexploité. Leur réhabilitation représente ainsi une opportunité stratégique pour renforcer la sécurité énergétique des zones minières, améliorer l’accès à l’électricité des populations locales, valoriser les actifs publics existants et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Pour y parvenir, le modèle économique envisagé est le recours au secteur privé par le biais des partenariats à mettre en place suivant les dispositions règlementaires en vigueur, notamment la conclusion des contrats IPP (Independent Power Producer) où l’investisseur privé investit, réhabilite et exploite les installations pour vendre l’électricité produite à un « Off-taker », Opérateur public ou privé, disposant d’un réseau de distribution, dans le cadre d’un Contrat d’Achat d’Électricité. Ce modèle va favoriser la conclusion des contrats de concession, au terme desquels il sera procédé soit à un renouvellement soit à une remise des installations à l’Etat pour des nouveaux contrats de concession.

Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité a sollicité l’accompagnement du Gouvernement pour non seulement les habilitations mais aussi la réalisation des actions à entreprendre ainsi que les recommandations y relatives.

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