UNIKIN : Joseph Nkoy Wembo décroche la mention la plus grande distinction après la défense de son mémoire de DEA en Droit
La Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a servi de cadre, ce samedi 28 février 2026, à une soutenance académique d’exception. L’Honorable Joseph Nkoy Wembo y a brillamment défendu son mémoire de Diplôme d’Études Supérieures (DES), consacré au thème : « Le bloc de constitutionnalité en droit comparé français et congolais ».
Devant un auditoire composé d’enseignants, d’étudiants et de proches, le candidat a exposé les articulations majeures de sa réflexion, centrée sur une notion clé du droit constitutionnel contemporain : « Notre étude a porté sur une notion essentielle du droit constitutionnel, et plus particulièrement du contentieux constitutionnel : le bloc de constitutionnalité.
L’existence d’un bloc de constitutionnalité dans un système juridique implique que la Constitution formelle ne constitue plus l’unique norme de référence à laquelle le juge constitutionnel se réfère pour exercer son office. Cela signifie qu’à côté de la Constitution, le juge constitutionnel peut mobiliser d’autres normes auxquelles il reconnaît une valeur constitutionnelle.
Dès lors, la régularité des comportements des autorités publiques, ainsi que celle des actes émanant des pouvoirs législatif, politique ou administratif, ne s’apprécie plus exclusivement au regard de la Constitution formelle. Elle peut également être examinée à la lumière d’autres normes intégrées au bloc de constitutionnalité.
Cette conception permet d’élargir l’arsenal juridique congolais afin d’assurer plus efficacement la mission de la Cour constitutionnelle. En effet, il peut arriver qu’un comportement attentatoire ne soit pas expressément pris en charge par la Constitution formelle.
Dans une telle hypothèse, la Cour constitutionnelle, en sa qualité de gardienne de la Constitution et garante de l’ordre public constitutionnel, dispose de la faculté de mobiliser d’autres normes à valeur constitutionnelle afin qu’aucun acte ni aucun comportement contraire aux principes fondamentaux ne demeure impuni. »
Placée sous la direction scientifique du Professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, promoteur du mémoire, cette recherche s’est distinguée par une approche comparative rigoureuse entre les systèmes juridiques de la France et de la République démocratique du Congo.
Dans une démonstration structurée et méthodique, le candidat a revisité les fondements jurisprudentiels établis par le Conseil constitutionnel, avant d’analyser l’évolution et la portée du bloc de constitutionnalité en droit congolais. Il a notamment mis en exergue le rôle central de la Cour constitutionnelle dans la consolidation de la suprématie de la Constitution et la protection effective des droits fondamentaux.
Face à un jury composé des Professeurs Kazumba Kanda, Nicole Bwatshia, Jean-Louis Esambo, Ilume Moke, l’Honorable Joseph Nkoy Wembo a su convaincre par la pertinence de sa problématique, la profondeur de ses analyses et la solidité scientifique de son argumentation.
À l’issue des délibérations, le verdict est tombé : le candidat a reçu la mention la plus grande distinction.
Cette consécration académique vient couronner un parcours intellectuel exigeant et constitue une contribution significative à la doctrine constitutionnelle congolaise, tout en renforçant le dialogue entre les systèmes juridiques comparés.
