Tshisekedi interdit toute nouvelle revalorisation des primes au profit des catégories déjà régulièrement rémunérées
Le Président de la République a rappelé la nécessité d’apporter, sans plus attendre, des réponses concrètes à la situation des agents et fonctionnaires régulièrement certifiés mais demeurant non pris en charge au salaire de base.
En effet, plusieurs rapports en sa possession révèlent que, malgré les efforts déjà consentis par le Gouvernement, de nombreux agents de l’Etat, valablement en service, physiquement identifiés et inscrits au Fichier de Référence de l’Administration Publique, continuent de ne percevoir aucune rémunération.
Une telle situation n’est plus acceptable, dès lors qu’elle compromet la matérialisation du sixième engagement souscrit devant le Peuple congolais et fragilise les conditions de ceux qui assurent quotidiennement le fonctionnement de l’Etat, la rémunération ne constituant pas une faveur, mais un droit fondamental à caractère essentiellement alimentaire.
Les mêmes rapports mettent également en évidence de profondes disparités salariales entre administrations, ainsi qu’entre les services centraux et les services déconcentrés en provinces et dans les Entités Territoriales Décentralisées.
C’est pour répondre à ces déséquilibres que, lors de la 3ème réunion du Conseil des Ministres du 28 juin 2024, il avait instruit le Gouvernement d’élaborer une nouvelle politique salariale juste, équitable et soutenable, fondée sur des principes de rationalisation et d’harmonisation du système de rémunération.
Il a également chargé l’Inspection Générale des Finances, en collaboration avec le Gouvernement, de conduire un audit général de l’état liquidatif afin d’identifier les dépenses irrégulières et autres charges indues qui alourdissent inutilement la masse salariale au détriment des agents régulièrement éligibles.
Des mesures conservatoires
Dans l’attente de la finalisation de cet audit et de la mise en œuvre de la nouvelle politique salariale, il a prescrit les mesures conservatoires suivantes : L’interdiction de toute nouvelle revalorisation des primes au profit des catégories déjà régulièrement rémunérées, sans préjudice des engagements découlant des accords conclus avec les partenaires sociaux et des ajustements barémiques en cours ; L’interdiction de la prise en charge de nouvelles commissions ou structures permanentes.
Les économies résultant de l’assainissement de la paie, de la rationalisation des effectifs ainsi que l’enveloppe additionnelle prévue dans le projet de loi de finances rectificative 2026 devront être prioritairement affectées à la prise en charge progressive des agents certifiés réguliers non encore mécanisés.
A cet effet, le Président de la République a instruit le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, ainsi que le Ministre des Finances, sous la coordination de la Première Ministre et en étroite collaboration avec son Cabinet, de prendre sans délai toutes les dispositions nécessaires à la mise en oeuvre effective de ces mesures et à l’aboutissement rapide de la nouvelle politique salariale ainsi que des travaux d’audit de l’état liquidatif.
Un rapport circonstancié et global sur l’exécution des instructions déclinées supra est attendu dans les trente (30) jours.
Le Quotidien
