Coupe du Monde 2026 : Le Mexique gâche le retour des Bafana Bafana
Seize ans après, les retrouvailles ont un goût amer. Pour son grand retour en Coupe du Monde, l’Afrique du Sud a mesuré l’immense défi qui l’attend en s’inclinant (2-0) face au Mexique, co-hôte du tournoi, dans l’ambiance volcanique d’un Estadio Azteca plein à craquer pour le match d’ouverture.
Absents de la grand-messe mondiale depuis 2010, les hommes de Hugo Broos ont affiché de belles séquences de résilience, mais ils ont cruellement payé leurs sautes de concentration. Un second acte cauchemardesque les a finalement vus sombrer, terminant la rencontre à neuf contre onze.
Le cadeau de Sithole, le coup de grâce de Jiménez
Poussés par un douzième homme incandescent, les locaux n’ont pas tardé à mordre dans le ballon. Dès la 9e minute, la volonté sud-africaine de relancer proprement depuis l’arrière s’est fracassée sur le pressing mexicain : Sphephelo Sithole s’est fait chiper le cuir à l’entrée de la surface, offrant sur un plateau l’ouverture du score à Julián Quiñones, chirurgical face à Ronwen Williams.
Si les Bafana Bafana ont peu à peu pointé le bout de leur nez en confisquant le ballon au fil de la première période, ils se sont systématiquement heurtés au bloc compact de la El Tri, regagnant les vestiaires avec ce court mais logique retard.
Un second acte un peu trop cruel
Au retour des stands, le plan de sauvetage sud-africain a volé en éclats en l’espace de quatre minutes. Coupable d’un tacle illicite sur Brian Gutiérrez qui filait seul au but, l’infortuné Sithole a vu rouge directement (49e), laissant ses partenaires en infériorité numérique. Le break mexicain est ensuite venu des pieds de l’inoxydable Raúl Jiménez (67e), venu doucher les derniers espoirs adverses.
Pour couronner cette soirée à oublier, le remplaçant Themba Zwane a lui aussi vu rouge en toute fin de match après intervention de la VAR, abandonnant ses coéquipiers à un triste naufrage à neuf contre onze.
S’il y a du travail pour l’Afrique du Sud dans ce groupe A, la bande à Broos a prouvé par séquences qu’elle avait les armes pour exister dans ce Mondial. Mais à ce niveau, le moindre cadeau se paie cash : il faudra impérativement serrer la vis et retrouver ses nerfs pour espérer voir les huitièmes de finale.
