Mme Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat était ce 22 octobre 2026 devant les journalistes soucieux d’être mieux informés. Dans son mot, elle a exploité l’information sur les volets technique et administratif.
Abordant le volet technique, elle a l’a disséqué au niveau interne et externe. « Nous avons doté le pays des outils de la gouvernance forestière avec la révision du code forestier qui a abouti à l’adoption de ce document au niveau du conseil national de forêts. Ce document sera transmis au parlement pour examen et adoption », a-t-elle expliqué.
Et de poursuivre que nous avons travaillé sur le marché carbone qui a commencé en 1997 jusqu’en 2015 avec l’accord de Paris qui permet aux États d’organiser le marché carbone. La Rdc a 62,58% des forêts du bassin du Congo, 50% d’eau douce, plus de 60% de tourbières qui séquestrent quatre fois le gaz.
« En dépit de ces ressources, le pays n’a pas saisi l’opportunité avant le président Félix Tshisekedi. Pourquoi, en dépit de nos ressources qu’on nous demande de conserver, nous n’avons pas les ressources financières pour améliorer les conditions de vie des communautés. Nous devons concilier la conservation à l’amélioration des conditions », dit-elle, tout en soulignant que nous avons doté le pays du régime juridique sur le marché carbone qui aidera l’Etat à mettre en place un registre souverain. Désormais, il n’y aura pas de projet carbone qui se fera en dehors de l’Etat. Et lumière, c’est le nom donné au registre. Grâce à lui, tous les projets seront enregistrés et nous allons vendre, transférer le crédit carbone en toute indépendance. Toutes les parties prenantes auront leur pourcentage.
Concernant le volet administratif, la ministre a expliqué comment elle a trouvé un cadre organique dépassé que nous sommes en train de réformer. Il y a une nouvelle administration de l’économie du climat. Près de 1500 agents ne pouvaient pas avoir des avantages, pendant que nous sommes un service d’assiette. Nous avons découvert un réseau des agents qui se procuraient tous ces avantages indus au nom des agents. Nous allons poursuivre la réforme sur le cadre organique, rassure-t-elle.
En arrivant au ministère, ajoute-t-elle, j’avais constaté que tout était orienté vers l’extérieur. « J’ai mis en place un cadre de dialogue du climat. Le pays a un cadre qui accueille tous les intervenants pour réfléchir sur les avancées réalisées, les défis pour lever les options afin de conduire ce secteur stratégique », note-t-elle.
Clé de répartition, marché volontaire, 48 concessions forestières
Au sujet de la clé de répartition telle que libellée à l’article 40 qui prévoit au moins 20% pour les communautés locales et les peuples autochtones, les 80% il y a Etat, les autres acteurs étatiques, le fonds d’intervention pour l’environnement… Le même article souligne que cette répartition va faire l’objet d’un Arrêté interministériel Finances et Environnement.
A en croire la ministre, la loi ne pouvait pas détailler d’autres répartition. « Le marché carbone ne touche pas qu’aux forêts. Cet arrêté se focalisera sur l’expérience de Mai Ndombe où Era a investi avec la BM. Prenez les différents budgets de l’Etat et dits-nous combien le marché carbone a rapporté à l’Etat. C’est zéro franc. Cette réforme va permettre d’inscrire dans le budget l’enveloppe mobilisée par le marché carbone. Il y aura des projets carbones développés par l’Etat. Dans cette réforme, tout ce qui est air protégée, soit 15%, l’Etat va y développer le marché
