Le Japon regrette la hausse des droits de douane américains

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Le porte-parole du gouvernement japonais Yoshimasa Hayashi a exprimé mercredi ses regrets quant à la décision des Etats-Unis d’imposer des droits de douane supplémentaires sans exempter le Japon, affirmant que des restrictions commerciales aussi larges pourraient avoir un impact significatif sur les relations économiques entre le Japon et les Etats-Unis, l’économie mondiale et le système commercial multilatéral.

Lors d’une conférence de presse, M. Hayashi a souligné que le Japon avait fait savoir aux Etats-Unis que leurs importations d’acier en provenance du Japon ne représentaient aucune menace pour la sécurité nationale américaine.

Ces remarques sont intervenues alors que les Etats-Unis ont imposé mercredi des droits de douane de 25% sur toutes les importations d’acier et d’aluminium.

Plus tôt cette semaine, le ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Yoji Muto, a rencontré des responsables américains à Washington pour demander des exemptions aux droits de douane, mais n’a pas réussi à obtenir de garanties, ont rapporté mardi les médias locaux.

A l’issue des discussions avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, M. Muto a déclaré que les responsables reconnaissaient l’importance du Japon pour l’économie américaine, mais n’avaient pas offert de garanties concernant les exemptions tarifaires, selon Kyodo News.

M. Muto a indiqué que le Japon continuerait d’essayer de protéger les entreprises contre les droits de douane proposés. « Sur la base des dernières discussions, nous serons en étroite consultation sur la manière dont nous pouvons faire des intérêts nationaux du Japon et des Etats-Unis une situation gagnant-gagnant », selon M. Muto, cité par Kyodo.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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