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Finalement, Gouvernement et mouvement rebelle du M23/AFC vont se retrouver demain, mardi 18 mars 2025, à Luanda, capitale angolaise, pour des pourparlers directs, dans le but de résoudre la crise en RDC. Les envolées oratoires tordues, les prises de positions tranchées, sans tenir compte de l’environnement de décadence qui prenait la République Démocratique du Congo au cou, ont finalement cédé leur place à l’apaisement.

Ainsi, avec cette annonce du Gouvernement de son accord de déléguer ses représentants dialoguer directement avec les délégués de la rébellion à Luanda, certains apparatchiks de l’USN fulminent de rage. Car, ils ne donnaient aucune chance à ce rendez-vous, se frottant les mains de conserver « leur pouvoir », leurs orgies et bien des avantages financiers qu’ils se tapent sur le dos de la population.

Se la coulant douce à leurs heures choisies et généralement à des endroits pas du tout catholiques, ils arguaient à ceux qui ont encore du temps pour les entendre qu’il n’est pas question de négocier avec les pantins ; entendez par là le mouvement rebelle M23/AFC. Car, voyaient-ils, à travers ces négociations directes, une occaz d’attribuer des postes, qui sont les leurs, « aux autres ». Voulant à tout prix la conservation du pouvoir, ils ont fait dire aux hautes autorités « qu’on ne négocie jamais avec son rival, avec son ennemi, avec son adversaire, plus aguerri soit-il ».

Pourtant en se cabrant sur ce radicalisme béat, révoltant et pouacre, ils ne voyaient pas venir la catastrophe orchestrée par les mêmes pantins avec qui ils se retrouveront en face mardi 18 mars à Luanda. Ces pantins qui accomplissent la volonté de leurs maîtres à penser consistant à mettre l’économie de la RDC à genoux.

Heureusement que dans ce pays, il existe une certaine CENCO et une ECC dont les animateurs ont fait sourd face aux injures et critiques acerbes à leur encontre. Prenant le taureau par les cornes, ces deux confessions religieuses ont entrepris un véritable lobbying qui a conduit à fléchir la position des uns et des autres. En interne comme à l’externe. Et les résultats sont là. La CENCO et l’ECC ayant joué leur partition, quitte au Gouvernement et aux pantins de mettre, chacun, de l’eau dans son vin pour arriver à un compromis. Non pas un compromis calqué dans la compromission, mais d’une solution définitive à la crise.

Joäo Lorenzo, le médiateur angolais attitré dans le conflit attend. La CENCO et l’ECC observent. Les Congolais attendent. Les positions tranchées ayant cédé la place à l’apaisement, tout doit se passer comme prévu. Et là, les caciques de deux camps, surtout ceux du pouvoir USN ne peuvent plus rêver : ils ont soldé, eux-mêmes, leurs propres enchères, ayant compris que lorsque la corde est trop tendue, elle se brise aisément.

Mardi 18 mars n’étant pas loin, nous nous interdisons des analyses à ce stade. Mais, constatons-nous tout simplement que les enchères ont été soldées.

Willy Kilapi

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