Implantation de nouvelles institutions ou service de la ZLECAF: Tshisekedi positionne la RDC

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Félix Tshisekedi, président de la République a donné, ce mardi 15 avril au Grand Hôtel de Kinshasa, le go de la 16ème réunion du Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAF. Profitant de cette occasion, il a plaidé pour l’implantation dans la capitale congolaise des structures et services de cette organisation économique continentale qui vise la création d’un marché commun africain avec une union douanière pour ainsi accroître les échanges intra-africains

Devant les 54 Ministres du Commerce, hauts fonctionnaires et experts de la ZLECAF ainsi que les officiels congolais, le Chef de l’Etat a insisté sur le développement des chaînes de valeurs, des infrastructures, l’harmonisation des politiques commerciales et le partage des technologies pour une bonne intégration africaine.

En effet, Kinshasa accueille la 16ème réunion des Ministres africains en charge de la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), comme cela est devenu la tradition et ce, à la suite de la demande formulée par la RDC lors de la réunion similaire organisée à Zanzibar, en Tanzanie, au mois de juin 2024.

La tenue de ce Conseil des Ministres à Kinshasa est un symbole fort de l’engagement commun. Elle marque une étape cruciale dans la concrétisation de la ZLECAf et dans la sensibilisation des populations à ses enjeux et défis.

 

Etablir un marché unique pour les biens et les services

En effet, l’Accord sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine est le projet phare de l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Il est entré en vigueur le 30 mai 2019. Cet Accord vise à établir un marché unique pour les biens et les services.

Il vise la libre circulation des personnes et des capitaux, et in fine, cet Accord vise la création d’une union douanière afin de rationaliser le commerce sur le continent africain. En pratique, cela signifie que les pays africains ont accepté de ne pas appliquer les frais de douane à l’importation pour certains produits clairement indiqués.

Pour la République Démocratique du Congo, la ZLECAf est bien plus qu’un accord commercial ; elle est une opportunité historique de réaliser notre vision de développement. Avec nos immenses ressources agricoles, forestières, halieutiques et minérales, et une population de plus de 100 millions d’habitants, notre pays a le potentiel de devenir un acteur majeur du commerce continental.

« La ZLECAf nous ouvre les portes d’un marché de 1,5 milliard de consommateurs, où nos produits transformés localement-du cacao au cobalt, du bois aux produits agricoles – peuvent trouver preneurs. Elle nous permet également d’accéder plus facilement aux biens et services des autres nations africaines, réduisant ainsi notre dépendance vis-à-vis des importations extracontinentales », a indiqué le chef de l’Etat dans son discours.

En intégrant ce marché commun, la République Démocratique du Congo ambitionne de développer des industries locales compétitives, de créer des emplois pour sa jeunesse, et de renforcer son rôle de trait d’union économique entre les différentes régions du continent. Kinshasa, notre capitale, est prête à devenir un hub économique, un lieu de convergence pour les échanges et les investissements africains.

 

Paluku condamne l’agression rwandaise

Prenant la parole peu avant, le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya a rassuré que la RDC qui a déjà présenté la liste de 6.439 produits qui seront concernés par le démantèlement tarifaire a plus à gagner qu’à perdre en étant dans la ZLECAF, dont la mise en œuvre n’est pas immédiate plutôt progressive. Car les règles d’origine seront appliquées systématiquement, a-t-il martelé.

Avec ses instruments mis en place dont le Plan Directeur d’Industrialisation, le Plan de Transformation Agricole et Stratégie Nationale de Promotion des Exportations et Diversification des Marchés (SPED) se prépare pour bien affronter les enjeux de la ZLECAF.

Profitant de cette tribune, Julien Paluku Kahongya a condamné avec la plus grande fermeté l’agression rwandaise et les pillages systématiques des minerais congolais. Ce qui impacte négativement l’intégration africaine

« Et dans cet environnement plein d’espoir pour l’Afrique, malheureusement un pays voisin lorgne sur les terres et les minerais dans les encablures de l’Est du pays. Heureusement que vous avez réussi à déplumer cette agression, et l’Union Africaine et la Communauté Internationale la dénoncent. C’est très perceptible que le voisin rwandais, parce que c’est de lui qu’il s’agit, est en train de déchanter au regard de ses actes et gestes. En ce 21ème siècle, il n’y a plus d’agression acceptable ni de visée expansionniste tolérable dans une Afrique qui se veut intégrée et ouverte, sauf si on incarne l’esprit rétrograde des années hitlériennes. Et la fin est connue », souligne-t-il.

Dans leurs interventions, le Secrétaire Général de la ZLECAF, Wamkele Mene et le Président du Conseil des Ministres, le tanzanien Suleiman ont salué la ferme détermination du président Félix Tshisekedi pour que la RDC puisse jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre de cette organisation économique continentale dont la mise en œuvre va changer les économies africaines.

Signalons que les présidents des institutions, les parlementaires, membres du Gouvernement, les mandataires publics, le corps diplomatique, les opérateurs économiques et les producteurs ont pris part à cette cérémonie d’ouverture solennelle.

JMNK

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