Pourquoi le Front Polisario peut être considéré comme une organisation terroriste

0
IMG_202504112_002235594

Depuis des décennies, le Front Polisario mène des actions qui correspondent aux comportements d’organisations terroristes reconnues. Cela inclut des attaques contre des civils, des enlèvements, l’utilisation d’enfants soldats, ainsi que des alliances avec des réseaux djihadistes et des groupes soutenus par l’Iran. Il a également participé à des conflits étrangers. Voici un aperçu documenté de ses actes et affiliations :

1. Meurtres de civils espagnols

Dans les années 1970 et 1980, le Polisario a été responsable du meurtre de plus de 300 pêcheurs espagnols au large des îles Canaries. Ces civils ont été attaqués dans le cadre de la stratégie maritime du groupe. L’Asociación Canaria de Víctimas del Terrorismo (ACAVITE) continue de demander la reconnaissance de ces actes comme des actes terroristes.

2. Enlèvements de travailleurs sahraouis à Phosboucraa

Dans les années 1970, des militants du Polisario ont enlevé des travailleurs sahraouis employés dans les mines de phosphate de Phosboucraa et les ont transférés de force dans les camps de Tindouf, en Algérie, où ils ont été détenus sous la contrainte, soumis à un endoctrinement idéologique et contraints au travail forcé. Certains survivants se sont tournés vers des organisations comme Al Wassit pour obtenir justice.

3. Internement de Mauritaniens

Après le retrait de la Mauritanie d’Oued Eddahab en 1979, des civils mauritaniens attirés à Tindouf ont été emprisonnés dans des camps de détention. Beaucoup sont morts dans des conditions dégradantes. Une ONG mauritanienne œuvre aujourd’hui pour documenter ces abus et réclamer justice.

4. Attaques à la roquette contre des civils sahraouis

Entre 2021 et 2023, le Polisario a lancé des frappes de missiles sur des villes marocaines telles que Smara, Oued Eddahab et Mahbes, ciblant directement des zones civiles en violation flagrante du droit humanitaire international.

5. Liens avec des réseaux djihadistes

Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du Polisario, est devenu le chef de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Des services de renseignement ont confirmé qu’il recevait encore un soutien logistique dans les camps de Tindouf avant d’être tué par une frappe américaine en 2021. Son cas illustre l’infiltration djihadiste au sein du Polisario.

6. Collaboration avec le Hezbollah

En mai 2018, le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, citant des preuves que le Hezbollah formait et armait des combattants du Polisario via son ambassade à Alger. Cette coopération incluait : des entraînements militaires dirigés par le Hezbollah, des livraisons de missiles (SAM-9, SAM-11), et un soutien logistique algérien. Ces liens, confirmés par des services de renseignement et appuyés par les alliés du Golfe, montrent l’intégration du Polisario dans l’axe terroriste régional piloté par l’Iran.

7. Déploiement en Syrie

Selon plusieurs sources, des combattants du Polisario ont été envoyés en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad, participant à des opérations contre-insurrectionnelles sous la coordination du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC). Ce comportement reflète celui d’autres proxies iraniens.

8. Liens avec des groupes terroristes kurdes

Le Polisario entretient également des liens informels avec des factions terroristes kurdes, notamment le PKK. Ces connexions reposent sur des méthodes d’entraînement communes, des affinités idéologiques et une coordination logistique – en particulier par l’intermédiaire des réseaux iraniens et syriens – soulignant le rôle du Polisario dans un réseau militant transnational plus large.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *