Devoir de mémoire (Daniel Makila)

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Cette phrase dans l’interview de Joseph Kabila a été mal interprétée. Malheureusement, beaucoup d’entre vous ne comprennent pas l’anglais, et, en second lieu, vous n’êtes pas en mesure de mener une analyse scientifique rigoureuse.

« Pour restaurer la paix et la stabilité dans les régions de l’est de la RDC, il est essentiel de résoudre la question des groupes armés nationaux et étrangers présents sur le sol congolais. Cependant, contrairement à ce que les autorités de Kinshasa veulent faire croire à tout le monde, la crise ne se limite ni aux actions irréfléchies du M23, présenté uniquement comme un groupe d’anarchistes, des marionnettes d’un État étranger sans revendications légitimes propres – ni à un simple désaccord entre deux pays voisins, la RDC et le Rwanda. »

Voici une explication que je donnerais à ma fille de 11 ans :

1. Restaurer la paix et la stabilité :

La phrase commence par souligner que pour ramener la paix dans l’est de la RDC, il faut s’attaquer à la présence de groupes armés nationaux et étrangers opérant sur le territoire congolais.

Cela signifie que plusieurs acteurs participent à l’instabilité, et qu’une solution durable doit prendre en compte tous ces groupes.

2. Remettre en question le récit de Kinshasa :

Joseph Kabila affirme que les autorités de Kinshasa (le gouvernement de la RDC) veulent imposer une vision simplifiée de la crise.

Selon cette version officielle, le M23 est uniquement décrit comme un groupe d’anarchistes manipulés par un État étranger (le Rwanda), sans véritables revendications propres.

Autrement dit, le gouvernement congolais présente le M23 comme un simple outil de Kigali, plutôt que comme un mouvement avec ses propres motivations.

3. Une crise bien plus complexe :

Joseph Kabila rejette l’idée que le conflit puisse être réduit aux seules actions du M23 ou à une querelle bilatérale entre la RDC et le Rwanda.

Selon lui, la situation est multidimensionnelle, impliquant de nombreux groupes armés, des tensions historiques, et des facteurs politiques, ethniques et économiques bien plus profonds que la seule influence rwandaise.

Voilà ce que Joseph Kabila a dit.

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