Avec le soutien du GUCE et des institutions financières: L’ANAPI accélère la formalisation des « Mamans Malewa » 

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A la demande de l’Asbl pour le développement durable, l’ANAPI a frappé à la porte du Guichet unique de création d’entreprises (GUCE) pour la formalisation des « Mamans Malewa ». Ceci permettra la formalisation des activités de ces femmes qui quittent le secteur informel pour intégrer l’économie formelle. En termes d’avantages pour elles-mêmes, il y a la sécurité juridique et judiciaire, l’accès au financement, mais aussi l’accès aux projets des bailleurs de fonds.

L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) poursuit ses efforts pour structurer et formaliser l’entrepreneuriat féminin à Kinshasa. Sous l’impulsion de Mme Rachel Pungu Luamba, Directrice générale de l’ANAPI, une campagne de sensibilisation a été lancée au siège de l’établissement public, réunissant les restauratrices populaires communément appelées « Mamans Malewa ».

Cet événement a vu la participation active du Conseil d’Administration de l’ANAPI, ainsi que des représentants de plusieurs banques et institutions financières déterminées à soutenir ces entrepreneures dans l’obtention de financements et de services adaptés. Parmi les banques présentes figuraient Rawbank, Equity Bank, FINCA, ainsi que plusieurs autres acteurs du secteur financier. Leur engagement témoigne de la volonté collective d’intégrer ces femmes dans le tissu économique formel.

Un accompagnement structuré pour favoriser l’accès aux financements

Grâce à cette initiative, les Mamans Malewa bénéficient d’un accompagnement concret visant à la régularisation de leurs activités auprès du Guichet Unique de Création d’Entreprise. Cette formalisation leur permettra d’accéder aux crédits, aux programmes de soutien aux petites entreprises et aux autres dispositifs mis en place par les institutions publiques et privées.

« Pour nous, c’est une réussite. On a réussi à réunir plusieurs structures tant publiques que privées qui sont dans l’écosystème entrepreneuriale. Il y a quelques mois, nous avons reçu la demande de l’Asbl pour le développement durable. Ils se sont rapprochés de l’ANAPI pour solliciter notre appui dans la formalisation des activités culinaires des dames restauratrices communément appelées Mamans Malewa », a expliqué Mme Rachel PunguLuamba, Directrice générale de l’ANAPI.

L’ANAPI, dans sa mission a pour rôle d’accompagner les structures qui viennent vers elle pour leur permettre d’être en contact avec les structures dédiées pour cela. On a reçu la demande de Mme accompagnée d’une soixantaine de restauratrices. L’ASBL APLDD, sous l’impulsion de Mme NenethMasangi, a joué un rôle clé en sollicitant l’appui de l’ANAPI pour rendre ce projet réalisable. Ce partenariat entre acteurs institutionnels et organisations de terrain vise à garantir un suivi efficace et un appui technique à ces restauratrices.

Lors du deuxième jourde cette activité, 63 femmes entrepreneures ont reçu leurs documents officiels de création d’entreprise, leur permettant ainsi d’opérer légalement et de profiter pleinement des opportunités du secteur formel. Cette étape marque un tournant essentiel dans le processus de professionnalisation des Mamans Malewa, leur offrant un accès facilité aux financements et aux autres avantages institutionnels.

Un engagement collectif pour une économie plus inclusive

La présence des banques et des institutions publiques souligne l’importance de l’inclusion financière et de la professionnalisation du secteur informel. En renforçant les capacités des femmes entrepreneures et en leur offrant des outils pour pérenniser leur activité, cette campagne marque une avancée significative vers une économie plus dynamique et inclusive en République Démocratique du Congo.

 

Avec le soutien de l’ANAPI, des institutions financières et des acteurs publics et privés, les Mamans Malewapourront désormais évoluer dans un cadre structuré et bénéficier des opportunités économiques qui leur étaient jusque-là difficiles d’accès.

A en croire Mme Rachel PunguLuamba, Directrice générale de l’ANAPI, la deuxième porte a été celle du Guichet unique de création d’entreprises pour formaliser cela. On a été accompagné sur tous les plans pour formaliser les activités. « Nous célébrons la formalisation des activités de ces femmes qui quittent le secteur informel pour intégrer l’économie formelle. Et ça ne peut que présenter des avantages pour l’Etat, mais aussi pour l’économie. Pour elles-mêmes, il y a la sécurité juridique et judiciaire, l’accès au financement, mais aussi l’accès aux projets des bailleurs de fonds. Au niveau de l’Etat, il y a des retombées en termes de création d’emplois. Pour nous, c’est une réussite. La troisième étape, c’est pour les accompagner », dit-elle.

Et d’ajouter qu’on a été vers les structures sœurs dédiées pour l’accompagnement. Il y a la FEC, les structures privées. Il y a eu beaucoup de témoignages. On a fait appel aux banques qui ont des programmes pour l’accompagnement féminin.

Le souci, pour la n°1 de l’ANAPI, c’est de passer de l’entrepreneuriat de substance vers un entreprenariat de développement, de création d’emplois, de création de valeurs. Et dans deux ou trois ans, si elles grandissent, ça aura été un grand succès.

Soulignons que pour Mme Kisolokele du Guichet unique de création d’entreprises, le projet était une belle initiative et « nous ne pouvons que le soutenir. Le Guichet unique de création d’entreprise est une réforme la plus réussie du gouvernement de la République. Dans ce cadre-là, pour inciter les entrepreneurs à formaliser leurs activités, c’est un devoir pour nous d’accompagner l’ANAPI dans ce projet en quoi nous avons fait tout ce qui est possible pour donner à nos mamans Malewa la possibilité de créer leurs entreprises au délais du Guichet unique de création d’entreprises ».

JMNK

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