A fin mars 2025, les dépôts de la clientèle ont connu une régression mensuelle de 0,25 %
A fin mars 2025, les dépôts de la clientèle se sont situés à 13.651,7 millions de USD, soit une régression mensuelle de 0,25 %. Cette situation procède notamment de la baisse des dépôts au niveau des entreprises publiques, des petites et moyennes entreprises ainsi que des ISBLM.
Suivant la monnaie de constitution, les dépôts en devises ont reculé de 1,2 % alors que ceux en monnaie nationale ont progressé de 9,2 %. Les dépôts bancaires restent dominés par ceux en devises, représentant 90,0 % du total.
En outre, la composition des dépôts par catégorie des déposants reste dominée par les dépôts des ménages et ceux des entreprises privées avec des parts respectives de 35,2 % et 31,9 % du total.
Au premier trimestre 2025, les dépôts de la clientèle ont baissé de 7,3 % contre une progression de 2,9 % à la période correspondante de 2024. Cette baisse est consécutive à la baisse des dépôts des administrations publiques, des entreprises privées et publiques, des PME ainsi que ceux des ISBLM.
Pour rappel, l’année 2024 a été marquée par une hausse des dépôts du système bancaire de 22,4 %, découlant notamment de la hausse des dépôts des entreprises privées et des ménages. Pour ce qui est de la répartition par province, les dépôts se concentrent au niveau des provinces de Kinshasa, du haut-Katanga, du Lualaba et du Nord-Kivu, avec des parts respectives de 65,2 %, 22,9 %, 4,0 % et 2,7 % du total. S’agissant de la ventilation par secteur d’activité, les dépôts restent dominés par ceux des autres secteurs hors administration publique, du commerce et de l’industrie extractive, avec des proportions de 39,2 %, 21,7 % et 14,5 %, respectivement.
Au 31 mars 2025, les crédits bruts ont connu une hausse mensuelle de 0,55 %, pour se situer à 8.627,9 millions de USD. Ce comportement tient principalement de l’augmentation des crédits accordés aux PME, aux entreprises publiques et à l’administration publique centrale.
Concernant la ventilation par monnaie, les crédits bancaires en devises ont enregistré une hausse de 0,78 % alors que ceux en monnaie nationale ont connu une baisse de 6,8 %.
Au premier trimestre 2025, le volume des crédits a progressé de 1,04 % contre une progression de 3,5 % au trimestre correspondant de 2024. Cette évolution procède de l’augmentation des crédits octroyés aux administrations publiques centrales, aux entreprises publiques et aux PME.
En 2024, les crédits accordés par le système bancaire s’étaient accrus de 17,3 %, suite notamment à la hausse des crédits aux entreprises privées, aux ménages et à l’administration centrale dans les provinces de Kinshasa, du Haut-Katanga, du Lualaba et du Nord-Kivu, avec respectivement 47,5 %, 35,7 %, 9,6 % et 2,6 % du total. Concernant la ventilation par secteur d’activités, les crédits restent dominés par ceux au secteur de l’industrie extractive et celui d’autres services hors administration publique, avec respectivement 35,4 % et 27,1 %.
La séance d’adjudication du 30 avril 2025 a occasionné une injection de la liquidité de 91,8 milliards de CDF, établissant l’encours à un niveau de 812,5 milliards. Ce comportement tient des effets de la grande échéance fiscale de fin avril.
En effet, pour un appel d’offres lancé par la Banque, situant les bornes supérieures des fourchettes à 750,0 milliards de CDF pour le Bon BCC à 7 jours et à 350,0 milliards pour celui à 28 jours, les banques ont souscrit à hauteur de 340,0 milliards de CDF pour les titres à 7 jours et 231,0 milliards pour 28 jours.
