Lors d’un déjeuner d’échange: Des parties prenantes sensibilisées sur l’appropriation des recommandations des reformes électorales et institutionnelles
Jeudi dernier, la Coalition pour les Reformes électorales et son partenaire technique Democracy Reporting International a organisé un déjeuner d’échanges avec les responsables des Institutions d’appui à la démocratie sur les recommandations de la société civile pour l’amélioration du cadre juridique des élections en RDC. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser des parties prenantes sur l’appropriation des recommandations des reformes électorales et institutionnelles préconisées par la société civile.
Le projet d’appui à la coalition pour l’observation nationale des élections au Congo (PACONEC), s’inscrivant dans la même dynamique que son prédécesseur, le projet de renforcement de l’observation citoyenne des élections au Congo (PROCEC, 2013-2021), a invité ses plateformes bénéficiaires à mutualiser leurs recommandations avec celles des autres missions citoyennes et internationales intéressées afin d’aboutir à un document de recommandations consolidées par la Société civile experte en la matière.
Les recommandations de réformes ainsi mutualisées ont été évaluées du point de vue de leur cohérence interne et de leur validité externe au regard des standards et bonnes pratiques en matière d’élections démocratiques par un expert constitutionnaliste international familier avec le contexte et le cadre légal congolais. Ainsi, un total de 45 recommandations ont été retenues comme pertinentes eu égard à l’évaluation des élections de 2023 et compte tenu du contexte.
C’est dans ce sens que la Coalition pour les Reformes électorales et son partenaire technique Democracy Reporting International organise, le jeudi 15 mai 2025, à l’hôtel Hilton, un déjeuner d’échanges avec les responsables des Institutions d’appui à la démocratie sur les recommandations de la société civile pour l’amélioration du cadre juridique des élections en RDC. Il s’agit des animateurs de la Commission Electorale Indépendante (CENI), du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
L’objectif de cette rencontre, la première d’une série, est de sensibiliser des parties prenantes sur l’appropriation des recommandations des reformes électorales et institutionnelles préconisées par la société civile. Les recommandations des réformes électorales et institutionnelles contenues dans le Vadémécum veulent contribuer principalement à améliorer le cadre juridique et institutionnel des élections en RDC.
Ce Vadémécum comprend 10 recommandations stratégiques formulées à partir de 45 recommandations mutualisées par les organisations de la société civile réunies au sein de la Coalition pour les Reformes Electorales.
Le plaidoyer sera porté par des plaideurs, tous issus des organisations de la CREC ayant signé une Charte pour la conduite du plaidoyer.
Pour un accompagnement du Parlement
« Les recommandations contenues dans le vadémécum, ce sont les 10 recommandations stratégiques qui représentent 45 recommandations mutualisées. Ce sont les recommandations qui contribuent à la transparence des élections. Elles sont adressées à plusieurs parties prenantes », a précisé M. Bernard Nzemba, Coordonnateur du secrétariat technique de la coordination des organisations de la société civile pour les réformes électorales. Coupant court à toute polémique, il a souligné que ce ne sont pas des discussions, mais des échanges. Chaque partie qui a quelque chose à dire le fait, mais pas dans un but d’affrontement, mais dans un but de contribuer. Nous travaillons dans la collaboration fructueuse et ça toujours été le cas.
Quant aux assurances de savoir si les recommandations seront avalisées par le Parlement, Bernard Nzemba rétorque que c’est ne pas à nous de vous donner les assurances. « La CREC a fait un grand travail pour améliorer les élections à venir. Nous proposons les recommandations, mais la certitude quant à leur prise en compte, nous n’en avons pas. Nous faisons confiance au Parlement pour nous venir en aide comme des alliés afin que ces réformes voient le jour. Nous faisons confiance au législateur, parce que nous n’avons pas d’autres mécanismes de pression à lui faire. Nous n’avons pas une autre alternative », explique-t-il mort dans l’âme.
Soulignons que la CREC est composée de 10 plateformes de la société civile à savoir: La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP/CENCO), la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création (CJPSC/ECC), Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA), EBUTELI, le Réseau Gouvernance et Démocratie (REGED), le Réseau National pour l’Observation et la Surveillance des Élections au Congo (RENOSEC), le Réseau d’organisations de droits humains et d’éducation civique d’inspiration chrétienne (RODHECIC), Rien Sans Les Femmes (RSLF), SYMOCEL et le Réseau d’Education Civique (RECICC).
La CREC bénéficie de l’appui technique de DRI financé par l’Union européenne.
