Avant la signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali : Washington exige le retrait des troupes rwandaises

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Décidemment, l’étau se resserre contre le régime de Kigali accusé d’avoir envoyé 7.000 à 12.000 soldats dans l’Est de la République démocratique du Congo pour soutenir les rebelles du M23/AFC. De plus en plus, les mensonges du Rwanda ne passent plus. Tous les partenaires comprennent désormais que ce pays agresseur ne peut être porteur ni des valeurs, ni occuper la tête de certains organisations internationales que sous-régionales. Preuve que la diplomatie congolaise, mieux le changement de narratif opéré en Rdc aura permis de démonter la tour de mensonges érigée depuis des années par le régime rwandais.

Les États-Unis promeuvent un accord qui exigerait le retrait des troupes rwandaises de l’Est du Congo avant la signature d’un accord de paix par les deux parties, selon des sources évoquées par Reuters. Une condition qui ne manquera pas d’irriter Kigali, qui décrit les groupes armés basés au Congo comme une menace existentielle.

Selon la même source, l’administration du président américain Donald Trump mène des négociations pour mettre fin aux combats dans l’Est du Congo et attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans cette région, riche en minerais, notamment le tantale, l’or, le cobalt, le cuivre et le lithium.

Massad Boulos, conseiller principal de Trump pour l’Afrique, a déclaré à Reuters en mai que Washington souhaitait qu’un accord de paix soit finalisé « d’ici deux mois environ », un calendrier ambitieux pour résoudre un conflit dont les racines remontent au génocide rwandais il y a plus de trente ans.

Un projet d’accord de paix consulté par Reuters stipule qu’une condition de signature est le retrait des troupes, des armes et du matériel rwandais du Congo. L’authenticité du document, non daté, a été confirmée par quatre sources diplomatiques, qui ont affirmé qu’il avait été rédigé par des responsables américains. Ce projet va au-delà d’une déclaration de principes signée par les ministres des Affaires étrangères des deux pays lors d’une cérémonie à Washington en avril avec le Secrétaire d’État américain Marco Rubio. Ce document stipulait que les deux parties répondraient à toute préoccupation sécuritaire dans le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’autre.

D’abord, le retrait des troupes rwandaises

Le Rwanda a envoyé entre 7.000 et 12.000 soldats dans l’Est du Congo pour soutenir les rebelles du M23, ont déclaré des analystes et des diplomates à Reuters plus tôt cette année, après que le groupe rebelle s’est emparé des deux plus grandes villes de la région lors d’une avancée fulgurante.

Le Rwanda a longtemps nié avoir fourni des armes et des troupes au M23, affirmant que ses forces agissaient en état de légitime défense contre l’armée congolaise et les miliciens hutus impliqués dans le génocide de 1994 qui a fait environ un million de morts, principalement des Tutsis.

Le Rwanda n’avait pas encore réagi au projet d’accord élaboré par les États-Unis la semaine dernière, ont indiqué deux sources à Reuters. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a déclaré à Reuters que des experts congolais et rwandais se réuniraient cette semaine à Washington pour discuter de l’accord.

Le département d’État n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Un haut responsable du cabinet du président congolais Félix Tshisekedi a accusé le Rwanda de « traîner les pieds » sur le projet et a déclaré que le retrait du Rwanda était nécessaire à l’avancement du processus de paix. « Nous exigeons le retrait total des troupes rwandaises comme condition préalable à la signature de l’accord, et nous ne ferons aucun compromis », a déclaré la source.

Le Quotidien

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