RDC : le lancement de la fonderie de cuivre de Kamoa-Kakula prévu pour septembre  

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Ivanhoe Mines opère Kamoa-Kakula, la plus grande exploitation industrielle de cuivre en RDC. La compagnie canadienne a lancé en 2021 la construction d’une fonderie sur le site, lequel devrait à terme présenter une capacité annuelle de 500 000 tonnes de concentré.

En République démocratique du Congo, Ivanhoe Mines prévoit de mettre en service la fonderie de cuivre du complexe cuprifère Kamoa-Kakula au début du mois de septembre 2025. C’est l’annonce faite le jeudi 11 juin par la compagnie canadienne, qui précise que la première production d’anodes sur le site est attendue pour octobre.

En construction depuis 2021, la fonderie devrait disposer à terme d’une capacité de traitement annuelle de 500 000 tonnes de concentré de cuivre, ce qui en ferait le plus grand projet du genre en Afrique. Elle produira du cuivre blister, un produit intermédiaire dans la fabrication d’anodes, avec une pureté d’environ 99%. Une fois inaugurée, l’installation devrait d’abord fonctionner à une capacité réduite de 50%, soit environ 250 000 tonnes de concentré traitées par an.

Avec ce projet, Ivanhoe Mines peut ainsi renforcer sa position dans la chaîne de valeur du cuivre en captant une plus grande valeur ajoutée pour la production de Kamoa-Kakula. Notons que la société a déjà signé des accords commerciaux pour vendre 80% de la production de la fonderie aux groupes chinois Zijin Mining et CITIC Metal, pour une période de trois ans.

En prélude de cette mise en service, Ivanhoe travaille aussi à sécuriser un approvisionnement énergétique stable sur le site. Plus tôt cette année, la compagnie a signé un accord visant à porter à 100 MW la puissance d’énergie hydroélectrique dédiée au complexe, portant la capacité électrique disponible à 150 MW, en tenant compte des 50 MW fournis par le réseau national. Cette capacité devrait encore augmenter d’ici octobre 2025, avec la mise en service attendue de la turbine N°5 du barrage Inga II (178 MW).

Le lancement de la fonderie surviendra toutefois dans un contexte de production baissière à Kamoa-Kakula. En raison des conséquences d’un récent incident sismique survenu dans la mine souterraine de Kakula, Ivanhoe a en effet ajusté ses prévisions pour 2025 à une fourchette de 370 000 à 420 000 tonnes de cuivre, contre 520 000 à 580 000 tonnes initialement prévues.

Aurel Sèdjro Houenou

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