Démission de Mutamba: Suminwa zappée et la Constitution violée 

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Plusieurs analystes juristes ont vu d’un mauvais oeil l’acte posé par le ministre d’État, ministre de la justice concernant sa démission pour être à la disposition de la justice. Accusé de détournement présumé de 19 millions de dollars, fonds alloués pour la construction d’une prison à Kisangani dans la province de la Tshopo. Après la levée de ses immunités à l’assemblée nationale, Constant Mutamba devrait absolument déposer sa démission dans les heures qui suivent.

Cependant, le choix de Mutamba de s’adresser directement au chef de l’État, en contournant la cheffe du gouvernement, a suscité de vives interrogations. Si certains observateurs avertis y voient un acte d’arrogance politique, d’autres par contre soutiennent que c’est une tentative délibérée de minimiser l’autorité de la Première Ministre dans un contexte institutionnel déjà sous tension depuis plusieurs mois.

Conformément aux dispositions des articles 90 et 93 de la Constitution en vigueur, le ministre démissionnaire adresse sa lettre de démission au Premier Ministre, chef du gouvernement et coordinateur de l’action de l’ensemble des ministres.

Dans le cas sous examen, c’est à la première ministre Judith Suminwa qu’il revient de recevoir la démission de Constant Mutamba, ensuite de la transmettre officiellement au Président de la République, Félix Tshisekedi.

Dans l’opinion, l’on voit déjà une crise persistante entre Mutamba et sa cheffe hiérarchique Suminwa. Selon maître Patient Kitenge, le dossier de Mutamba devrait être réglé à l’interne.

 

Mboshi

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