De retour à Mudikalunda dans le Kwilu: Bruno Kapandji appelle à la prise en charge de la contrée par les pouvoirs publics

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Revenant du secteur de Mudikalunga, territoire de Gungu, dans la province du Kwilu, où il a célébré avec sa base, dans une grandiose ambiance, le 65ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, l’honorable Bruno Kapandji a vécu les réalités de ce coin du pays. Sur le tronçon Kabudi -Malela, sur la route qui mène à Feshi et à Kikwit, Bruno Kapandji a fait l’objet d’un accueil délirant. Ceux-ci ont exhorté leur leader à plaider auprès des pouvoir publics pour la prise en charge de cette contrée, apparemment délaissée.

Des colonnes entières de ses partisans, massés le long de la route, dans son fief où il s’est illustré par des grandes actions sociales, ne cessaient de scander des chansons patriotiques en l’honneur de celui qu’on a surnommé « l’Homme de Terrain ».

Selon des témoins de son entourage, sur la route de son retour à Kikwit, l’honorable Bruno Kapandji a trouvé des colonnes entières des acheteurs de la légumineuse Mbwengi baptisé « Merci Kapandji », auteur de l’introduction de cette légumineuse dans le Gungu, un petit haricot devenu l’or de la contrée. Les commerçants viennent de Kinshasa et du Kasaï acheter et aller revendre ce produit à Kinshasa et à Lufu.

Les paysans, autrefois sans grande ressource, se retrouvent depuis 4 à 5 ans gagner entre 600.000 et 1.000.000 ou plus des francs congolais sur 2 saisons culturales. Voilà ce qui fait de Bruno Kapandji Kalala le sauveur économique d’une partie de la population de Gungu. Mais aussi d’Idiofa, de Bulungu, de Masimanimba et d’autres territoires qui sont en train de suivre les pas grâce à ce commerce où ils trouvent du gain.

 

Organiser le service agricole et le cantonnage

Malheureusement, l’accompagnement des services publiques est rare, presqu’inexistant du fait que les pouvoirs publics ne prêtent pas attention à la dégradation très prononcée des infrastructures d’intérêts communautaires dans cette partie du pays, sauf lorsqu’il s’agit de collecter des multiples taxes parfois avec brutalité. Des cris de détresse de la population, lors du passage de cet homme politique, renseignent que la population de Mudikalunga et d’autres contrées de cette partie du pays exhortent les pouvoirs publics à organiser le service agricole et le cantonnage manuel sans gros engins mécaniques qui détruisent les routes encore sablonneuses. De ce fait, l’on procéderait à la création d’emplois, à amélioration des revenus et d’habitat rural et à scolarité de proximité. Bref, au développement rural durable et pérenne.

Rappelons que Bruno Kapanji Kalala a été nommé, le 28 avril 2012, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité au sein du gouvernement Matata I sur ordonnance présidentielle. Originaire du territoire de Gungu, il est Economiste issu de l’Université de Kinshasa. Il a entrepris des études postuniversitaires et effectué de nombreux stages professionnels, à l’I.D.E. (Banque Mondiale : Analyse Economique et Financière des Projets), à la Faculté Agronomique de Gembloux (Belgique), CE.R.DI (Clermont-Ferrand/France), au Bureau d’Etudes Courtois (Belgique), au Bureau d’Etudes AGROPROGRESS (République Fédérale d’Allemagne), à l’I.A.G.E. (Université Catholique de Louvain la Neuve en Belgique).3

On retiendra de son passage au Ministère des Ressources hydrauliques et électricités : la loi N° 14/011 du 17 juin 2014 sur le secteur de l’Electricité. La concrétisation de la construction de la centrale hydroélectrique de Kakobola et Katende, la relance de la construction du projet grand Inga avec la signature du traité de construction d’Inga 3 avec le gouvernement d’Afrique du sud ; la création de CELANSER qui a pour mission la mise en place d’une Agence qui aura pour charge la promotion et le financement de l’électrification en milieux rural et périurbain de notre pays ; la réalisation de l’Atlas des énergies renouvelables de la RDC qui fait partie des documents de référence dont le pays se sert le pays pour bâtir sa politique énergétique avec l’ambition légitime de fournir de l’électricité et l’eau potable à tout Congolais vivant en milieu urbain, périurbain et rural. Cela devrait servir à accélérer la mise en œuvre du programme villages modernes (PROVIM) du gouvernement qui vise la modernisation des villages par la fourniture des services énergétiques ruraux pour le développement économique et social des populations rurales, rappelle-t-on.

Willy K.

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