Les embouteillages empoisonnent toujours le quotidien des Kinois (Rfi)
En République démocratique du Congo, les embouteillages à Kinshasa sont à nouveau dans le viseur du gouvernement. La semaine dernière, lors de son discours du 30 juin, le chef de l’État est revenu sur ce problème qui empoisonne la vie de millions d’habitants de la capitale Kinshasa.
Ce lundi 7 juillet, dans le centre de Kinshasa, les grandes artères de la capitale sont déjà saturées, avec des centaines de voitures et des milliers de motos.
Un véritable cauchemar pour de nombreux Kinois comme Madeleine, vendeuse dans une pâtisserie du centre-ville. « Le matin, je sors à 4 heures 30 pour arriver au travail à 6 heures 45. Deux heures, oui. C’est tellement terrible, ça donne envie de pleurer », déplore-t-elle.
Pour son collègue Kilo, la seule alternative pour arriver à l’heure, c’est la moto, mais cela coûte cher. « Par exemple, Ndjili jusqu’à Victoire, on paye 7 000 francs. Et si vous calculez, 7 000 francs pendant une semaine, vous voyez que vous faites couler la moitié de votre économie », explique-t-il.
Cinq millions de personnes se déplacent quotidiennement à Kinshasa
Pas assez de routes – ou alors en mauvais état – pas assez de transports en commun, incivilités des conducteurs… les raisons de ces embouteillages sont multiples. Kinshasa, c’est environ 17 millions d’habitants, dont 5 millions se déplacent quotidiennement, selon les études.
Pour Jean Mangalibi, de l’organisation SOS Kinshasa, la situation empire. « On a un ministre national des Transports, on a un ministre provincial. Mais est-ce que les deux ministres, ils ont vraiment un programme ? Je vois que le Sénégal aujourd’hui vient d’inaugurer pratiquement le métro à double voie, mais nous, on a encore les chemins de fer avec une voie », s’indigne Jean Mangalibi.
Un projet de train urbain « MetroKin » a pourtant été approuvé par les autorités il y a quelques années, mais aucune date n’a pour l’instant été avancée pour le lancement des travaux.
