Ultime conseil à mon fils Constant Mutamba : Nionso ezalaka théâtre te
Face à ton juge, tu seras seul. Aucun djaleloiste, aucun comédien, aucun communicateur, même le plus intrépide ne sera avec toi.
Face à toi, outre ton juge, tu auras fort à faire, entre autres à la CENAREF et à la RAWBANK comme renseignants…et plus significatif, *à l’absence remarquée des personnes clé qui sont en cavale en toute connaissance de cause. En d’autres termes, « basundoli yo, bakimi Makala. »
Si tu as opté pour le bras de fer, ou de t’adresser à tes fanatiques à la barre en te victimisant politiquement, en lieu et place de t’expliquer humblement par devant ton juge, saches que c’est contre-productif. Parce que ton juge sera sans pitié sur les circonstances aggravantes que tu vas lui offrir sur un plateau d’or. Bien plus, tant que tu vas chercher à polémiquer avec cette armée d’expertise, dont la plupart des membres sont dans le métier avant même que tu sois venu au monde, tu vas bien aménager ta chambre qui t’attends à Makala.
Je t’ai conseillé d’adopter un profil bas, de plaider raisonnablement coupable en mettant en avant les erreurs de procédure de passation de marchés publics face à une complexité technique qui t’a humainement échappé. Tu visais un objectif noble, mais tu as péché par la précipitation. Ces juges sont tes papas, il vont apprécier et t’amenager des sanctions clémentes.
Malheureusement, j’ai eu la nette impression que tu n’as écouté que les gamins qui t’entourent. Le choix de tes avocats va déterminer la suite de cette procédure et la ligne de ta défense.
À bon entendeur, salut.
Daniel MAKILA. Senior Manager de Sociétés de Droit OHADA.
