En cas de diarrhée et des vomissements: Roger Kamba conseille de consulter rapidement le médecin
Le Dr Roger Kamba et Patrick Muyaya, ministre de la Santé et Prévoyance sociale et ministre de la Communication et médias ont co-animé un briefing spécial, centré sur la résurgence du choléra à Kinshasa et dans d’autres provinces. Au-delà des chiffres, le ministre de la Santé, insiste sur le fait que quand vous avez des signes (la diarrhée et les vomissements), il faut aller au centre de santé le plus proche. La période d’incubation peut aller très vite (de quelques heures à quelques jours). C’est donc une diarrhée très profuse et ne prenez pas les médicaments vous-mêmes, parce que c’est un piège, insiste-t-il.
Dans son mot introductif, le ministre de la Santé et Prévoyance sociale a indiqué que nous sommes devant une épidémie qui touche notre pays. Déjà, la position géographique de notre pays expose à beaucoup d’épidémie. « Nous sommes en train de gérer une zoonose qu’on appelle Mpox. Nous sommes en train de faire face à la résurgence du choléra, qui est une maladie qui est causée par une bactérie qui entraine deux signes essentiellement : la diarrhée et les vomissements qui peuvent entrainer le décès très rapidement, parce qu’on se vide littéralement », explique-t-il.
Et d’ajouter que cette maladie est arrivée dans notre pays en 1973 et depuis, elle n’est jamais partie. A l’Est du pays, elle est présente dans 5 provinces : le Nord et le Sud-Kivu, le Tanganyika, le Haut Katanga et le Lualaba. De temps en temps ça ressort sous forme d’épidémie. Il arrive que parfois ça donne de grosses épidémies, soit 50.000 cas de choléra en 2003.
Le Dr Roger Kamba rassure que nous surveillons cette maladie, surtout le nombre de cas par semaine. De manière générale, quand la maladie est sous forme endémique, on est autour de 1.000 cas par semaine. C’est vraiment ce qui est vu de manière générale. Souvent, le taux de mortalité est autour de 1%. Il arrive que la maladie prenne de l’ampleur. Cette année, il s’est passée quelque chose : on a d’abord eu le déplacement des populations, avec des conditions d’hygiène qui ne sont pas respectées, les inondations à Kinshasa (la maladie suit le long des rivières, de l’Est vers l’Ouest).
D’ailleurs, note—t-il, le cas qu’on a à Kinshasa, c’est un policier qui est venu de l’Est et qui a amené la maladie. Mais comme c’est une maladie de mains sales, parce que ce sont les eaux sales contaminées qu’on utilise, de fois la nourriture est mal préparée, non lavée correctement, sans oublier la promiscuité.
« Nous avons vu émerger cette maladie. En terme de l’évolution, si on l’attaque si tôt, avec la réhydratation, on sauve le malade. Aussi des médicaments, notamment les antibiotiques », précise le ministre de la Santé.
Cependant, à cause des inondations et de l’hygiène, on a vu le nombre des cas augmenter très vite. A ce jour, pour cette semaine du 27 (depuis le début de l’année), nous sommes à 2085 cas. Depuis le début de l’année, nous avons 35.000 cas, soit une période où la maladie est en train d’augmenter. En terme de taux de mortalité, on est autour de 3% au niveau du pays. A Kinshasa, on a atteint 9%. Vous avez même entendu un cas très tragique de maman Koko, où les enfants ont été contaminés et 13 enfants sont morts.
Au-delà des chiffres, les éléments importants à retenir sont les suivants : quand vous avez des signes (la diarrhée et les vomissements), allez au centre de santé le plus proche. Sinon, la période d’incubation peut aller très vite (de quelques heures à quelques jours). C’est une diarrhée très profuse. Ne prenez pas les médicaments vous-mêmes, parce que c’est un piège, conseille le ministre de la Santé et Prévoyance sociale.
Pourquoi la maladie prend de l’ampleur après les inondations ?
A cette question, le Dr Roger Kamba pense d’abord que c’est à cause de l’eau qu’on boit. « Quand on regarde les provinces qui sont touchées, c’est le long des rivières. Quand on regarde le comportement des gens, dans cette eau-là, les gens vont déféquer, ils vont se laver, parfois pour la consommation. Alors on s’expose très rapidement », dit-il. De deux, c’est l’hygiène. Il faut se laver les mains. En terme des nombres des provinces, 17 provinces ont déjà signalé, avec la Tshopo en tête, suivie de Kinshasa, le Sud-Kivu, le Maniema et le Nord-Kivu.
Au sujet de Mpox, le ministre avait par contre de bonnes informations, parce qu’à la semaine de 26 de cette année, Mpox touchait 51 zones de santé. Disons que le pays compte plus de 516 zones de santé, 190 zones de santé étaient touchées. Sur les 51 zones, il y a une seule où la maladie monte encore. « Nous sommes en train de toucher à la fin. Quand on regarde les hôpitaux, sur 100 lits, seulement 25 lits sont occupés. Non seulement le nombre des cas baisse, mais aussi les cas sévères. Ce ne pas encore fini et nous n’avons pas encore déclaré la fin de la maladie », prévient-il.
Il faut aller voir un médecin qui va vous orienter vers un centre de traitement. Etant donné que nous sommes en épidémie, considérez d’abord que
