A Kinshasa : Le P-DDRCS et la Fondation Bridgeway signent un protocole d’accord inédit
Ce lundi 21 juillet 2025, un évènement pas comme les autres a eu lieu à Kinshasa. Il s’agit de la signature du protocole d’accord entre d’une part le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilité « P-DDRCS » et la Fondation Bridgeway. Un partenariat a été scellé visant l’éradication des combattants d’extrême violence et la lutte contre l’ISCAP/ADF.

La salle qui accueille l’événement a refusé du monde, compte tenu de l’importance de l’évènement où chacun des participants ne voulait rater. On pouvait observer dans la salle toutes les parties prenantes au processus P-DDRCS, Mme DGA dudit programme, le Directeur de cabinet du Professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga, Coordonnateur national tous les cadres et agents du P-DDRCS, sans oublier les hommes des mains du Représentant de la fondation Bridgeway.
Après la signature du protocole d’accord, les deux parties ont prononcé chacune un discours circonstanciel pour éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale. Le premier à prendre la parole était le Coordonnateur national du P-DDRCS, le Professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga.

Dans son introduction, il a souligné qu’à tout Seigneur, tout honneur, c’est au Président de la République, Président du comité du pilotage du P-DDRCS et en même temps son visionnaire. Celui qui a lancé un appel vibrant auprès des partenaires bi et multilatéraux, pour que chacun mette la main à la pâte pour la réussite totale de ce programme.
C’est dans cet optique, poursuit-il, que la fondation Bridgeway a répondu aujourd’hui en s’engageant à œuvrer côte-à-côte dans la lutte contre ces forces négatives qui sont venues de l’extérieur et ont élu domicile en RDC, avec la prise en compte du volet création des centres pour la prise en charge de ces combattants ADF une fois désarmés et démobilisés.
Le Coordonnateur national a insisté pour que ces centres soient dirigés réellement par les Congolais, qui ont la main mise sur le fonctionnement effectif de ces centres et non des figurants. C’est dans ce volet qu’il place le renforcement des capacités. Car pour le Coordonnateur de P-DDRCS, cette initiative est une initiative pilote qui sera répliquée partout où sévissent les atrocités en RDC, par des groupes instrumentalisés.
Il a fini par remercier M. Bulama Bukarti, Représentant pays de la Fondation Bridgeway, qui a compris comme plusieurs partenaires de la RDC, que le temps est venu pour que la paix s’installe durablement dans la partie Orientale de la RDC.

Venait alors le discours de M. Bulama Bukarti, Représentant pays de la Fondation Bridgeway. Il a commencé par féliciter le Président de la République pour son leadership éclairé, qui l’a poussé à faire un choix judicieux, en confiant la gestion du P-DDRCS au Professeur Jean de Dieu, qui est un homme compétent pour cette tâche si noble pour le Congo et l’Afrique. Il a affirmé aussi que le partenariat qui vient d’être signé est la réponse de l’appel lancé par le Chef de l’Etat pour la lutte multiforme que le monde devrait mener contre les terrorisme que l’ADF incarne en RDC. Tout en louant les richesses du pays de Lumumba, il a souligné que l’Afrique ne pourra pas sortir de son état de pauvreté tant que le Congo sera en train d’être déchiré.
Plus de 600 combattants déjà démobilisés
En outre, il a précisé que la contribution de la fondation Bridgeway en RDC date depuis Septembre 2022, après plusieurs campagnes de sensibilisation dans les villages et agglomérations où ces forces négatives s’y trouvent, avec des messages dans les médias communautaires et le résultat est si palpable, car plus de 600 combattants ont été démobilisés.
Il a annoncé l’installation dans les prochains jours des plusieurs centres pour la récupération des combattants qui seront démobilisés, car ils doivent passer par un traitement physique et psychologique.
Il a par la suite rappelé les fausses promesses qu’ils sont en train de détruire grâce aux 3 hélicoptères, qui parcourent la région en larguant des tonnes et des tonnes des tracts qui découragent les combattants.
Ces promesses vont des belles femmes qu’ils pourront trouver au ciel, une fois qu’ils mourront martyrs à être classés comme héros s’ils meurent en luttant pour l’Islam. C’est totalement faux et archifaux.
Il a conclu en lançant un appel de cœur à tous les Congolais de s’approprier ce projet. Car ce projet est pour le bonheur premier des Congolais. Il a rappelé la sagesse africaine selon laquelle : » c’est celui qui porte le soulier qui sait là où ça fait mal et il n’y a que lui qui peut indiquer l’endroit où ça fait mal, pour une solution durable ».
Alain Botoko
