L’UDPS face à elle-même: Une introspection nécessaire (Christophe Masala Cadre de l’UDPS)
À la lumière des récentes nominations controversées effectuées par le président Félix Tshisekedi via son directeur de cabinet, M. Kinzo, une réflexion profonde s’impose. Ces choix semblent révéler une perte de confiance du Chef de l’État envers son propre parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
Ce parti historique, porteur de l’héritage d’Étienne Tshisekedi, s’enlise aujourd’hui dans les contradictions et les incohérences. À défaut d’un sursaut salvateur, l’UDPS risque de se dissoudre dans les méandres de l’Union sacrée, laissant place à d’autres forces politiques comme Philadelphie, qui semblent gagner en crédibilité.
Voici quelques constats troublants :
1. Leadership divisé : L’UDPS fonctionne comme un parti à deux têtes, sans coordination réelle. Les querelles internes, ponctuées d’insultes publiques, affaiblissent gravement son image.
2. Marchandage de postes : Des postes de responsabilité ont été accordés aux plus offrants, reléguant les cadres méritants à l’arrière-plan. Cette logique affairiste trahit l’esprit du combat initié par son fondateur.
3. Une gestion décriée : Plusieurs ministres et mandataires issus de l’UDPS se sont illustrés par leur mauvaise gouvernance, pourtant soutenus par le parti, au grand désarroi d’une population qui espérait une gouvernance exemplaire.
4. Solidarité mal placée : Le parti a continué à soutenir certains individus décriés, y compris par le Président. Le cas de Nicolas Kazadi, et ses propos scandaleux sur les détournements de fonds publics, n’a jamais été officiellement dénoncé par l’UDPS. Cela interroge profondément.
5. Abandon du Grand Bandundu : La jeunesse militante de cette région, autrefois fer de lance de la mobilisation, semble aujourd’hui oubliée et abandonnée. Ce désintérêt est une faute stratégique et morale.
Il est temps pour l’UDPS de se réinventer, de renouer avec ses valeurs fondamentales et d’adopter un leadership responsable, transparent et fédérateur.
Par Didier Mbongomingi
