Jeunesse : un conflit de collaboration à l’origine d’une scission au sein du Parlement des jeunes
Le parlement des jeunes du Grand-Nord de la province du Nord-Kivu vit un moment de crise de leadership depuis le mois de Mai de l’année en cours et cette crise qui n’a que trop duré renforce d’avantage un conflit de gestion entre cette structure juvénile jusqu’à créer des messages d’intox et de haine entre le président provincial et le président urbain.
Contribution financière de la conseillère, début des conflits

Tout a commencé le 23 Mai dernier alors que les parlementaires du Grand-Nord composé des territoires de Beni-Lubero et les villes de Beni-Butembo étaient conviés à une table ronde de cette structure en ville de Beni siège provincial des institutions. Alors que le président provincial du Parlement des jeunes, Jordan Mugisha et son collègue de la ville de Goma Justin MURUTSI et quelques membres du bureau urbain de Beni étaient allés au gouvernorat rencontrer la conseillère principale du gouverneur Militaire en charge de la jeunesse, éducation, santé et autres portefeuilles pour présenter les difficultés qui ont contourné l’organisation financière de cette activité.
Arrivés vers la soirée à la rencontre de Madame Prisca Kamala pendant que les participants clôturaient la séance du jour et que certains retournaient déjà à leurs domiciles , cette dernière tout en présentant ses excuses pour n’avoir pas répondu à l’invitation, elle aurait quand-même fait un geste financier remettent une petite somme d’argent pour répondre à ces difficultés financières et elle a même foulé ses pieds vers 18h à l’hôtel La Référence Plus, où l’activité était organisée et s’est entretenue avec quelques membres du parlement des jeunes de Beni qui étaient encore dans la salle. C’est après son départ vers 19h30 que le président provincial va payer du transport aux 25 membres qui y étaient, demandant à son collègue du bureau urbain de Beni de lui remettre la liste de présence. Chose faite, tout le monde n’attendait que le président provincial fasse un geste aux participants via Airtel Monney mais l’attente va dépasser plusieurs jours et des inquiétudes ont commencé à régner.
Des déclarations sur la toile, suspension du président urbain et rencontre de réconciliation

Quelques jours après, on a assisté à des déclarations dans les groupes WhatsApp de certains responsables du parlement des jeunes réclamant leurs sommes d’argent qui selon eux étaient estimée à plus au moins 1500 dollars qui seraient remise entre les mains de Jordan Mugisha. Cette situation a directement occasionné une suspension du président urbain par son président provincial qui l’a accusé de manipuler les jeunes et diffusion de faux messages, une plainte a même été faite contre Samuel-Don Sekanabo président du Parlement des jeunes de la ville de Beni mais qui n’avait pas abouti à une suite favorable. D’après nos sources les deux parties ont été même conviées dans une assise de réconciliation par la conseillère principale du gouverneur Militaire les envoyant auprès du chef de division provinciale de la jeunesse mais toujours sans résultat probant.
Une nouvelle escalade de contre déclaration, une nouvelle nomination

Plus d’un mois et demi après, le président urbain Samuel-Don Sekanabo aura fait une déclaration dans les médias de Beni exprimant le désarroi du parlement des jeunes face à la nomination d’un membre du Programme de démonstration, désarmement, réinsertion sociale et Communautaire en sigle »PDDRS-C » du Nord-Kivu, cette déclaration a directement ravivé le moral de Jordan Mugisha qui a réussi à trouver quelques jeunes à ses côtes pour une contre déclaration et demandant au service de sécurité de se saisir de Sekanabo, l’accusant notamment de message tribal, nommant par conséquent Bulere Moïse alors premier vice-président au poste du président intérimaire en attendant l’organisation des élections tout en suspendant de nouveau Sekanabo.
Des réactions se font voir dans plusieurs groupes sociaux au sujet de cette situation qui au-delà de ternir l’image du parlement des jeunes, défendant pour certains monsieur Samuel-Don Sekanabo et pour d’autres jeunes, il est impérieux que les élections soient vite organisées pour permettre à cette structure d’éviter une scission.
Maki Barack Patrick depuis Beni
