Assimilés aux Wazalendo à Kalehe: Les hommes désertent leurs domiciles 

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La situation à Mbinga Sud, située dans le territoire de Kalehe, est devenue alarmante. Les récentes violences armées orchestrées par des combattants présumés liés aux mouvements Wazalendo et AFC/M23 ont plongé la région dans un climat de terreur. Les habitants, inquiets pour leur sécurité, désertent leurs foyers, poussés par une peur grandissante.

Les rumeurs de représailles contre ceux qui seraient soupçonnés de soutenir ces mouvements rebelles circulent dans les villages, alimentant une anxiété palpable qui paralyse les modes de vie locaux. Les hommes, ainsi que de jeunes garçons, fuient leurs maisons la nuit, espérant échapper à l’hostilité des groupes armés qui semblent s’intensifier dans leur quête de domination.

Les attaques menées par des hommes armés ne sont plus des événements isolés. Au contraire, elles se multiplient, terrorisant les habitants des environs. La nuit dernière, le village de Tchofi a été le théâtre d’une incursion particulièrement violente. Un groupe d’assaillants masqués a fait irruption, s’en prenant à des hommes du village, les ligotant pour les enlever vers une destination inconnue.

Ce type d’agression ne fait qu’amplifier la mise en péril des communautés qui, déjà affaiblies par des années de conflits, se retrouvent encore plus vulnérables face à un ennemi dont l’identité et les intentions restent floues. Les failles dans la sécurité sont de plus en plus visibles, et la peur s’est installée comme un élément constant du quotidien des villageois.

 

Climat d’insécurité

Les conséquences de cette spirale de violence sont dévastatrices. Non seulement les enlèvements créent une atmosphère de peur et de suspicion, mais ils perturbent également les activités économiques locales. Les marchés, autrefois florissants, voient leur fréquentation chuter alors que les habitants craignent de sortir de chez eux.

Les familles, contraintes de se déplacer pour chercher refuge, perdent leurs biens et se retrouvent sans ressources, exacerbant ainsi la précarité dans une région déjà fragile. Les enfants, témoins directs de ces événements traumatisants, grandissent dans un climat d’insécurité, ce qui pourrait avoir des effets durables sur leur développement psychologique et social.

Face à cette crise, les appels à l’aide se multiplient, tant du côté des habitants que des organisations humanitaires. La communauté internationale est mise à contribution pour apporter un soutien à ceux qui fuient la violence et reconstruire les structures de sécurité. Les dirigeants locaux et les ONG tentent de négocier des solutions temporaires, mais le chemin vers la paix demeure semé d’embûches.

La résilience des habitants de Mbinga Sud est mise à rude épreuve, et leur capacité à surmonter cette crise dépendra des mesures prises pour restaurer la sécurité et la confiance au sein de leur communauté. Les regards sont maintenant tournés vers les autorités pour qu’elles agissent avec célérité, afin de ramener la sérénité dans cette région meurtrie.

Linda Munda

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