Bandalungwa: Guillaume Ngefa s’engage à faire examiner avec rigueur le dossier des menaces de démolition

0
f210

Une délégation dune cinquantaine dhabitants de Bandalungwa, conduite par le député national Godé Mpoyi, a été reçue par le Ministre dÉtat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, pour lui présenter leurs préoccupations concernant les menaces de démolition de plusieurs habitations attribuées à la Société Nationale dÉlectricité (SNEL).

Au cours de cette audience, les représentants des habitants des quartiers Adula, Bisengo et Sykin ont exposé leurs inquiétudes face à une situation foncière qui, selon eux, menace plusieurs familles établies dans ces différents quartiers. Ils ont notamment présenté au Ministre plusieurs documents fonciers destinés à établir l’ancienneté de leur occupation des terrains concernés.

D’après les éléments communiqués au Ministre, certains de ces documents remontent aux années 1950 et 1960. Les habitants soutiennent ainsi que l’occupation de plusieurs parcelles serait antérieure à la mise en service, en 1983, de la ligne à haute tension actuellement évoquée dans le dossier. Ils entendent, à travers ces documents, faire valoir leurs droits et obtenir un examen approfondi de la situation avant toute éventuelle opération de démolition.

Face à ces préoccupations, Guillaume Ngefa a assuré les membres de la délégation que le dossier serait traité avec sérieux et dans le respect des dispositions légales en vigueur. Le Ministre a indiqué que l’examen de cette affaire devra prendre en considération aussi bien les droits des citoyens que les impératifs liés à la sécurité et à la protection des infrastructures publiques.

Le dossier présente en effet une dimension à la fois foncière, juridique et sécuritaire, ce qui nécessite l’implication de plusieurs institutions. Le Ministre d’État a annoncé son intention d’engager les concertations nécessaires avec les ministères concernés, les autorités urbaines ainsi que les responsables de la SNEL afin de rechercher une solution conforme à la législation congolaise.

Cette démarche devrait notamment permettre de confronter les différents éléments disponibles, d’examiner la validité des documents produits par les habitants et de déterminer le cadre juridique applicable aux terrains concernés. Elle vise également à prévenir une éventuelle escalade du conflit entre les occupants des parcelles et les responsables de l’entreprise publique.

L’intervention du Ministère de la Justice apparaît ainsi comme une démarche de recherche d’un équilibre entre la protection des droits des citoyens et la nécessité de préserver les installations destinées au fonctionnement des services publics. Pour les autorités, toute décision concernant ces habitations doit être prise sur la base des faits établis et du droit, plutôt que dans un climat de tension ou de confrontation.

Guillaume Ngefa a, dans ce contexte, appelé les habitants concernés au calme et au dialogue. Il a rappelé que le respect de la loi doit demeurer au centre du traitement de ce dossier et que les droits de toutes les parties devront être pris en compte dans le processus d’examen.

L’affaire intervient alors que les litiges liés aux occupations foncières et immobilières constituent une source récurrente de tensions à Kinshasa. La multiplication des contestations autour des titres de propriété, des emprises publiques et des infrastructures d’intérêt général souligne la nécessité d’un traitement rigoureux des dossiers et d’une meilleure coordination entre les services administratifs, les autorités judiciaires et les institutions concernées.

En acceptant d’engager des concertations autour du dossier de Bandalungwa, le Ministre d’État entend privilégier une approche institutionnelle susceptible de permettre une clarification de la situation. L’objectif est de déterminer les droits de chaque partie et de veiller à ce que toute mesure éventuelle soit prise conformément aux lois de la République.

Le dossier reste donc soumis à un examen qui devrait associer les différentes parties prenantes. Pour les habitants d’Adula, Bisengo et Sykin, cette démarche constitue une occasion de faire valoir leurs documents et leurs arguments devant les autorités compétentes. Pour la SNEL et les autres institutions concernées, elle devrait permettre de présenter les éléments justifiant la protection de l’emprise ou des installations en question.

En attendant les conclusions des concertations annoncées, le Ministre de la Justice appelle ainsi à la retenue et au respect des procédures légales. La priorité demeure la recherche d’une solution qui permette de préserver à la fois les droits des citoyens, la légalité foncière et les impératifs de sécurité liés aux infrastructures publiques.

 

Corinne Ontande

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial