Blandine Mbuyi, cadre du parti ACh appelle aux enquêtes sérieuses après la répression “sanglante” du sit-in de l’opposition 

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La Secrétaire nationale chargée des finances à la ligue des femmes du parti Alliance pour le Changement (ACh), Blandine Mbuyi hausse le ton contre la répression “sanglante”, selon ses propres termes, du sit-in de l’opposition le 12 juin dernier aux abords du Palais du peuple, visant à exiger au parlement le rejet de la loi référendaire.

Dans une interview accordée à la presse ce mercredi 17 juin, Blandine Mbuyi a qualifié d’inacceptable, la répression dont ont été victimes les leaders de l’opposition. Elle accuse la police d’avoir été de mèche avec les jeunes des forces du progrès, une structure controversée au sein de l’UDPS et dénonce une tentative d’éliminer physique de Jean-Marc Kabund A Kabund, président du parti ACh.

« La répression de la manifestation de l’opposition politique congolaise vécue le vendredi passé au Palais du peuple est inacceptable dans un pays d’État de droit. Plusieurs leaders de l’opposition ont été frappés et menacés voire même blessés. Ce qui est étonnant est que la police nationale congolaise était accompagnée par les jeunes des forces du progrès de l’UDPS. Les images ont tout révélé», a-t-elle déploré.

Blandine Mbuyi appelle à cet effet, aux enquêtes sérieuses pour retrouver les policiers et les jeunes des forces du progrès, auteurs de cette barbarie contre les opposants et leurs militants, afin qu’ils soient traduits devant la justice et qu’ils répondent de leurs forfaitures.

« A l’alliance pour le Changement nous continuons à condamner cette violence et nous exigeons que les enquêtes sérieuses soient menées face à cette situation. Que les policiers et les jeunes appartenant aux forces du progrès de l’UDPS, auteurs de ces actes qui ont été identifiés dans plusieurs vidéos qui circulent dans les réseaux sociaux, soient traduits en justice afin qu’ils répondent de leurs actes. C’est ça l’État de droit», a-t-elle lancé.

Blandine Mbuyi dit regrettée le silence du gouvernement en place qui d’après elle « a oublié que nos amis qui sont blessés aujourd’hui sont des patriotes et des citoyens congolais en dehors de leur appartenance politique ».

Pour rappel, le 12 juin dernier, le sit-in de l’opposition interdit par l’hôtel de ville qu’il se tienne aux abords du Palais du peuple, a été réprimé par la police. L’opposition et la CENCO ont fait état de deux morts et plusieurs blessés. Cependant, le gouvernement a affirmé qu’il y a eu aucun mort.

 

Osk

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