Boma endeuillée : Samuel Mbemba promet justice, soins et réforme des droits humains
À la suite des violentes émeutes survenues récemment à Boma, dans la province du Kongo Central, qui ont coûté la vie à cinq personnes — trois civils et deux membres des forces de l’ordre —, le ministre des Droits humains, Maître Samuel Mbemba, s’est rendu ce mercredi au chevet des blessés. Une visite empreinte de compassion, mais aussi de fermeté, traduisant la volonté du gouvernement de répondre à la crise par des mesures concrètes.
« Le gouvernement prendra en charge les frais d’inhumation des victimes et assurera les soins médicaux des blessés. Mais au-delà de cette assistance immédiate, nous devons renforcer les capacités en matière de droits humains pour éviter que de tels drames ne se reproduisent », a déclaré le ministre, visiblement ému par la gravité des événements.
Cette initiative s’inscrit dans une réponse à la montée des tensions sociales et souligne l’urgence d’instaurer une culture du respect des droits humains, tant au sein de la population que des forces de sécurité.
Me Mbemba a insisté sur la nécessité de sensibiliser et de responsabiliser l’ensemble des acteurs — civils comme agents de l’État — afin de prévenir les violences et restaurer un climat de confiance entre les citoyens et les institutions. Pour lui, la promotion active des valeurs démocratiques, de justice et de paix est la clé d’une société plus résiliente.
Au-delà de la réponse humanitaire, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à inscrire cette action dans une dynamique de réforme structurelle du secteur des droits humains en République démocratique du Congo. Il s’agit de transformer cette tragédie locale en levier de changement national.
Par Didier Mbongomingi
