Dans exactement 27 jours, la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 au Maroc débutera (26 juillet au 16 août). À cette occasion, CAFOnline vous propose de revenir sur les étapes importantes, les chiffres clés et les légendes qui ont façonné l’histoire de cette compétition phare du football africain.
1998 : Le tournoi adopte une phase de groupes et s’ouvre à 8 équipes.
2000 – 2006 : Le Nigeria impose sa suprématie sur le continent en enchaînant 5 titres consécutifs.
2008 : La Guinée équatoriale crée l’événement en devenant la première autre nation à soulever le trophée, détrônant ainsi les Super Falcons.
2019 : Changement de dimension : le Comité Exécutif de la CAF valide le passage de 8 à 12 sélections participantes.
2020 : La dynamique est coupée par la pandémie de Covid-19, qui entraîne l’annulation de l’édition.
2024 (jouée en 2025) : Portée par un succès médiatique sans précédent, la 13e édition organisée au Maroc est diffusée dans plus de 120 pays à travers le monde.
2024 : Sur le plan sportif, le Nigeria y assoit un peu plus sa légende en dominant le Maroc, pays hôte (3-2) en finale, s’offrant ainsi une 10e couronne africaine historique.
2026 : Une édition historique qui marque l’élargissement officiel du plateau à 16 équipes engagées.
Les statistiques
14 : La TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 marquera la 14e édition de la compétition majeure du football africain depuis son lancement officiel en 1998.
Assiduité maximale : Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont les deux seules nations à avoir validé leur billet pour l’intégralité des éditions de l’histoire du tournoi.
L’ogre nigérian : Les Super Falcons écrasent le palmarès historique avec 10 sacres, loin devant la Guinée Équatoriale (2 titres) et l’Afrique du Sud (1 titre).
Renversement de situation : Pour s’offrir leur 10e couronne lors de la dernière édition, les Nigérianes ont climatisé le Maroc chez lui en finale, renversant un score de 0-2 pour s’imposer héroïquement (3-2).
Uniques sur le continent : Aucune sélection africaine n’a remporté autant de titres continentaux que le Nigeria chez les femmes. C’est un record absolu à l’échelle du football africain, tous genres confondus.
Pionnières et souveraines : Sacré lors du tournoi inaugural en 1998, le Nigeria a outrageusement dominé les débats en raflant les cinq premières éditions de l’histoire.
Cercle très fermé : Seuls trois pays ont déjà soulevé le trophée : le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Guinée Équatoriale.
Doublé historique : Le Nigeria et l’Afrique du Sud se distinguent comme les deux uniques nations du continent à avoir remporté la CAN masculine et la CAN féminine.
Jamais deux sans trois : Le Maroc va enchaîner une troisième organisation consécutive en 2026.
Le syndrome de la marche finale : Le Maroc reste sur deux échecs consécutifs en finale à domicile : contre l’Afrique du Sud en 2022, puis face au Nigeria lors de la dernière édition.
100 % de réussite : Le Nigeria affiche un impressionnant 10 sur 10 : 10 finales disputées, 10 titres remportés.
La délivrance de 2022 : Finaliste à cinq reprises, l’Afrique du Sud a longtemps porté l’étiquette de « maudite » avec quatre échecs d’affilée avant de décrocher son unique Graal en 2022 sur la pelouse du Maroc.
L’argent pour les Banyana Banyana : Avec 4 places de dauphin, l’Afrique du Sud détient le record de finales perdues, devant le Ghana et le Cameroun (3 finales perdues chacun).
Habituées du podium : Le Nigeria a terminé 11 fois dans le top 3 de la compétition (un record), devant l’Afrique du Sud et le Ghana qui comptent 7 podiums chacun.
La démonstration de 2004 : Le carton du Nigeria face au Cameroun (5-0) en finale de l’édition 2004 reste, à ce jour, le plus large écart enregistré lors d’une finale de CAN féminine.
Un seul et unique nul : Dans toute l’histoire des finales, une seule s’est achevée sur un score vierge (0-0) avant de se décider aux tirs au but : le sacre du Nigeria face à l’Afrique du Sud en 2018.
Le grand baptême : Le Cap-Vert s’apprêtent à disputer leur toute première phase finale en 2026, devenant la 28e nation à participer à l’épreuve.
L’exploit insulaire : Le Cap-Vert devient la deuxième nation insulaire à se qualifier pour le tournoi après la Réunion en 2000.
Le contingent du COSAFA : Le Malawi est la 8e nation membre du COSAFA à composter son billet pour la CAN féminine (la 9e en incluant l’île de la Réunion).
La force de l’UFOA : Le Cap-Vert est le 10e pays membre de la zone ouest-africaine (UFOA) à atteindre la phase finale.
Au sommet des stats : Personne n’a joué autant de matches, ni signé autant de victoires dans cette compétition que le Nigeria et ses célèbres Super Falcons.
Les faits importants
Hégémonie nigériane : À neuf reprises, le titre de meilleure buteuse est revenu à une Nigériane. En 2022, Rasheedat Ajibade a toutefois dû partager sa couronne avec la Marocaine Ghizlane Chebbak et l’Sud-Africaine Hildah Magaia (3 buts chacune).
Légende absolue : L’ancienne attaquante vedette des Super Falcons, Perpetua Nkwocha, trône tout en haut du classement historique de la compétition avec 24 réalisations.
Régularité clinique : Nkwocha détient également le record du nombre de matches différents dans lesquels elle a trouvé le chemin des filets (20 rencontres).
Le record sur un tournoi : Personne n’a fait mieux que les 11 buts inscrits par l’inévitable Perpetua Nkwocha lors de la seule édition 2010.
Quadruplé doré : Nkwocha a terminé Soulier d’Or du tournoi à quatre reprises (2002, 2004, 2006 et 2010).
Machine à scorer : Dans les annales de la CAN féminine, les performances individuelles les plus prolifiques portent sa marque (11 buts en 2010, 9 en 2004, 7 en 2006). Sa compatriote Mercy Akide avait elle aussi inscrit 7 buts en 2000.
L’artillerie lourde : Avec 28 buts inscrits lors de l’édition 1998, le Nigeria détient le record de l’équipe la plus prolifique sur une seule édition.
Danger permanent : Lors de la dernière édition, le Nigeria a inscrit 14 buts… grâce à 11 joueuses différentes. Le collectif total.
Le premier coup du chapeau : C’est la Sud-Africaine Veronica Phewa qui est entrée dans l’histoire en signant le premier triplé du tournoi lors d’un succès 3-1 face au Zimbabwe en phase de groupes (2001).
Le club des quadruplés : Seules deux joueuses ont réussi l’exploit d’inscrire un quadruplé dans un match de phase finale : Perpetua Nkwocha (Nigeria) face au Cameroun en 2004, et Asisat Oshoala (Nigeria) contre le Mali en 2016.
Série d’Invincibilité
Le mur nigérian : Le Nigeria détient le record de la plus longue série d’invincibilité à la CAN féminine avec 16 matches consécutifs sans défaite entre 2002 et 2008 (13 victoires, 3 nuls)*.
Invaincues mais pas sacrées : L’Afrique du Sud a vécu un immense paradoxe en 2018 : disputer l’intégralité du tournoi sans perdre le moindre match dans le temps réglementaire (5 rencontres), pour finalement s’incliner en finale aux tirs au but face au Nigeria.
*Note : Correction de la statistique originale qui indiquait 8 nuls, ce qui ne correspondait pas au total de 16 matches.
Joueuses les plus titrées
Elles dominent l’Afrique avec 5 couronnes continentales à leur palmarès :
Florence Ajayi (1998, 2000, 2002, 2004, 2006)
Perpetua Nkwocha (2002, 2004, 2006, 2010, 2014)
Osinachi Ohale (2010, 2014, 2016, 2018, 2024)
Francisca Ordega (2010, 2014, 2016, 2018, 2024)
