Colombie : la commission des AE du Sénat fustige la participation d’un représentant du polisario à un séminaire

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La majorité des membres de la commission des Affaires étrangères du Sénat colombien ont fustigé, mercredi, la participation d’un représentant du mouvement séparatiste front polisario à un séminaire au Sénat sur les relations entre l’Afrique et la Colombie, et rejeté « catégoriquement » tout type de relation avec les séparatistes.

Huit sénateurs sur les douze membres qui composent la commission des Affaires étrangères ont signé une motion dans laquelle ils ont rappelé que ce mouvement séparatiste « n’est pas reconnu comme pays par les Nations Unies et ne représente, en aucun cas, un partenaire pour la Colombie », réaffirmant « les principes fondamentaux de notre diplomatie, qui est le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États ».

Les signataires soulignent qu’à « l’initiative de la Présidente de la deuxième commission du Sénat de la République (Affaires étrangères), une réunion se tient ce 26 avril 2023 pour faire le point sur la nécessité de renforcer les relations entre l’Afrique et la Colombie, en vue de stimuler les relations diplomatiques, économiques, commerciales et culturelles entre l’Afrique et la Colombie et de faire le point sur l’histoire et la situation du continent afin d’ouvrir un espace de dialogue pour renforcer un agenda commun ».

« Dans l’esprit d’élargir et de diversifier nos relations avec ce continent important, les membres de la deuxième commission du Sénat, se félicitent de l’initiative visant à renforcer les liens entre la Colombie et les pays africains et à ouvrir des espaces de dialogue pour renforcer la coopération dans tous les domaines », poursuit la motion, qui a été endossée par les partis les plus représentatifs au Sénat, tant de la majorité que de l’opposition.

« Cependant et compte tenu de l’un des principes fondamentaux de notre diplomatie, qui est le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, nous rejetons profondément et catégoriquement tout type de relation (avec le polisario) et plus encore la participation (par visioconférence à cette réunion tenue ) au Sénat de la République de représentants du mouvement séparatiste du Front Polisario, qui n’est pas reconnu comme un pays par les Nations Unies et ne représente en aucun cas un partenaire pour la Colombie », lit-on dans le texte de la motion.

Les signataires rappellent, dans ce contexte, que « la motion publiée par le Sénat de la République de Colombie, le 19 octobre 2022, signée par 63 sénateurs (sur 108) issus de diverses tendances politiques, dans laquelle nous avions exprimé notre ferme position de soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc » qualifiant le Royaume comme « un allié avec lequel nous entretenons d’excellents liens d’amitié, qui nous lient historiquement depuis près d’un demi-siècle, et qui représente pour la Colombie un partenaire stratégique et privilégié en Afrique et dans le monde arabe, compte tenu de son leadership et de sa reconnaissance au niveau régional, continental et mondial ».

Affirmant leur « adhésion au principe d’un seul Maroc », les signataires réitèrent leur « soutien à l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dont la prééminence est consacrée par les 18 résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies depuis 2007 et qui préserve la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc », conclut le texte de la motion.

La motion a été signée par Antonio José CORREA JIMENEZ du Parti de la U (opposition) vice-président de la Commission, Oscar Mauricio GIRALDO HERNANDEZ du Parti Conservateur (majorité), Lidio Arturo GARCIA TURBAY du Parti Libéral (majorité), Iván Leonidas NAME VASQUEZ de Alliance Verte (majorité), Nicolás Albeiro ECHEVERRY ALVARAN du Parti Conservateur (majorité), Paola Andrea HOLGUIN MORENO du Centre Démocratique (Opposition), José Luis PEREZ OYUELA de Cambio Radical (Opposition), José Vicente CARREÑO CASTRO du Centre Démocratique (Opposition).

Cette motion de la Commission sera notifiée au ministre des affaires étrangères.

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Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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