Consécutivement à l’adresse du chef de l’Etat à la Nation: La Société civile de la RDC appelle le peuple congolais à rester lucide

La société civile de la RDC a tenu, le samedi 29 Août 2026, à Kinshasa, un point de presse consacré à l’actualité dans le pays. Animée par son Coordonnateur, Christopher Ngoy, cette activité durant laquelle deux sujets ont été mis en exergue, notamment l’adresse du Président de la République à la Nation ainsi que le changement de la constitution, avait pour objectif de sensibiliser la population sur les enjeux politiques de l’heure.
Abordant le point relatif à l’adresse du Président de la République, le Coordonnateur de la société civile congolaise s’est dit satisfait des mesures prises par le premier citoyen congolais. » Cela fait un bon moment que nous attendions cette adresse du chef de l’Etat qui a fixé l’opinion sur la formule voulue d’un dialogue national inclusif. De grandes attentes de la population, nous pouvons, sans crainte, énumérer le lieu où se tiendrait le dialogue, sa formule en terme d’organisation et d’attentes et surtout ses participants.
Nous société civile de la RDC remercions le Président de la République pour avoir éclairé la population sur la convocation du futur dialogue national inclusif, qui va œuvrer pour la cohésion nationale et le renforcement de l’Etat, offrant ainsi plusieurs avancées majeures telles que l’inclusivité et la cohésion nationale par le rassemblement de toutes les forces vives vives du pays, classe politique, société civile et confessions religieuses; la détermination de l’activité dans le temps, pour éviter l’enlisement, comme par le passé, en garantissant des résultats concrets et la restauration de la paix et de la souveraineté avec deux objectifs, la paix à l’Est du pays et la fin de toute ingérence extérieure « , a déclaré Christopher Ngoy.
Le Coordonnateur de la Société civile congolaise a rappelé le fait que certains acteurs politiques, à travers la connotation d’inclusivité, plaidaient, jusqu’il y a peu, pour la participation au dialogue national des terroristes congolais à la solde du Rwanda, qui ont encore les armes à la main et continuent à exécuter sans état d’âme nos frères, sœurs, enfants et parents prétextant ne pas avoir d’autres moyens de se faire entendre par Kinshasa.
» La société civile de la RDC a ainsi, à travers les médias, toujours soutenu qu’il n’y aura plus de brassage ni de mixage sous quelque forme que ce soit et donc pas d’accès au dialogue pour ces criminels, ennemis du pays et de sa population. Les dernières images d’exécutions sommaires sont encore toutes fraîches dans nos mémoires », a soutenu Christopher Ngoy.
Il a, en outre, indiqué que la société civile de la RDC salue l’initiative mûrement réfléchie du président Félix Tshisekedi Tshilombo. » La RDC vient de très loin et voilà qu’en ce moment où le Chef de l’État a mis en échec tout le plan de balkanisation du pays et mis en lumière les exécutants du projet, nous pensons à cette occasion unique, nous unir pour faire front commun contre l’ennemi du Congo afin de reconstruire une forte nation au cœur de l’Afrique », a-t-il martelé.
Du changement de la constitution
Concernant le changement de la constitution, la position de la société civile de la RDC est claire. » Nous sommes comme dans un match de football où les attaquants ont démarré sans attendre qu’on leur lance le ballon en laissant sur place la ligne de défense adverse. C’est ça l’attitude de beaucoup de nos acteurs politiques qui abordent cette question sans suivre la règle qui voudrait qu’il y ait d’abord un cadre juridique permettant au souverain primaire d’être consulté, car il est le seul à décider en la matière et ce cadre, c’est la loi référendaire reconnue par notre constitution.
Ensuite, il faut un débat démocratique et républicain permettant d’édifier le peuple sur le bien-fondé ou non du changement, le quoi changer et le pourquoi changer. C’est le travail qui sera attendu de la commission Ad hoc annoncée en son temps par le président de la République. Les articles 137 et 160 de la constitution nous éclairent et nous confirment la bonne évolution de la proposition de la loi référendaire, car transmise par le président de la République dans le délai à la chambre basse du parlement pour lui permettre d’élaguer toutes les réserves exprimées par la Cour Constitutionnelle afin de lui revenir pour sa promulgation.
Serge Musene
