Coupe du Monde : Après le Brèsil, le Maroc voit plus grand

0
IMG_202606168_100646255

Quatre ans après leur épopée fantastique au Qatar, les Lions de l’Atlas ont prouvé face à la Seleção (1-1), samedi soir à New York, qu’ils n’étaient plus de simples invités. Porté par une nouvelle génération dorée, le Maroc vise désormais le toit du monde.

Il y a quatre ans, le Maroc faisait chavirer la planète football en devenant la première nation africaine à se hisser dans le dernier carré d’une Coupe du monde. Samedi soir, dans la ferveur de New York, les Lions de l’Atlas ont envoyé un message clair : le miracle de Doha n’était pas un plafond de verre, mais bien les fondations d’un nouveau géant.

Ce nul impressionnant (1-1) décroché face au Brésil, quintuple champion du monde, n’a d’ailleurs pas été célébré comme un exploit en zone mixte. C’était la prestation d’une équipe qui regarde désormais les monstres sacrés du football mondial les yeux dans les yeux, sans sourciller. Tactiquement rigoureux, techniquement soyeux et animés d’une ambition féroce, les Marocains ont fait plus que jeu égal avec la bande à Carlo Ancelotti.

Pour le sélectionneur Mohamed Ouahbi, ce résultat valide la nouvelle dimension prise par son groupe : « Nous sommes restés fidèles à nos principes. Il fallait imposer notre jeu, et bien le faire. Une victoire aurait été magnifique, mais je ne suis pas déçu du résultat », a-t-il tempéré en conférence de presse.

Plus haut que 2022

Pas question non plus de vivre dans le rétroviseur de l’épopée qatarie. Interrogé sur la perspective de réitérer le parcours de 2022, Ouahbi a balayé l’idée d’un revers de main : « Si vous m’offrez une autre demi-finale aujourd’hui, je vous répondrai que je veux aller plus loin. C’était un bon match. On méritait sans doute mieux qu’un point, mais on prend, et on bascule déjà sur le suivant. »

Cette confiance s’est lue sur la pelouse dès le coup d’envoi. Pressing étouffant, duels gagnés dans l’entrejeu, transitions létales : le Maroc a bousculé le Brésil, poussant les cadres de la Seleção à des approximations inhabituelles. Un constat partagé par un Carlo Ancelotti un brin crispé : « Notre entame de match a été mauvaise, et c’est un motif d’inquiétude. Nous avons perdu trop de duels et de ballons, même si c’était mieux en seconde période. C’était un match piège, le Maroc est un adversaire redoutable. »

La relève a déjà pris le pouvoir

Si les patrons historiques (Bounou, Hakimi, Mazraoui ou Ounahi) ont tenu leur rang, ce choc a surtout mis en lumière le coup de jeune de l’effectif marocain. Du haut de ses 18 ans, le Lillois Ayyoub Bouaddi a rayonné au milieu de terrain avec une maturité bluffante. Entré en cours de jeu, Samir El Mourabet a lui aussi apporté un second souffle précieux en fin de rencontre.

« C’était un match fort en émotions. Jouer la Coupe du monde est un rêve de gosse, mais une fois sur le terrain, il faut rester focus et tout donner, a confié El Mourabet au micro de beIN Sports. On sait qu’on aurait pu marquer plus, c’est une leçon pour les prochains matches. »

Un réservoir de talents qui donne le tournis et fait saliver le sélectionneur, lequel a également salué les prestations de Neil El Aynaoui ou la profondeur de banc offerte par Sofyan Amrabat : « Il y a aussi des vainqueurs de la Coupe du monde U20 qui n’ont pas pu intégrer le groupe cette fois. L’avenir du football marocain est entre de très bonnes mains. »

Avec l’Écosse et Haïti au menu pour la suite de la phase de poules du groupe, le Maroc doit d’abord valider son billet pour les huitièmes de finale. Mais en bousculant le Brésil de la sorte, les Lions de l’Atlas ont prouvé qu’ils avaient le coffre pour aller au bout. Et si l’on en croit Ouahbi, refaire le coup de 2022 ne suffira plus à leur bonheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *