Dialogue inclusif : Félix Tshisekedi mise sur l’unité nationale face à l’agression rwandaise

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un dialogue inclusif destiné à renforcer la cohésion nationale face à l’agression rwandaise et aux défis sécuritaires qui persistent dans l’Est du pays. Cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre de près de deux heures entre le Chef de l’État et les principaux responsables des confessions religieuses.

Au terme de ces échanges, le Cardinal Fridolin Ambongo, s’exprimant au nom des chefs des confessions religieuses, a salué une initiative qu’il qualifie de patriotique. Selon lui, la RDC a aujourd’hui plus que jamais besoin d’unité, de communion et de solidarité entre tous ses fils et filles afin de faire face à l’agression qui frappe l’Est du pays depuis plusieurs décennies.

« Le Chef de l’État a levé l’option d’engager notre pays dans un dialogue entre les fils et les filles du Congo, un dialogue inclusif dont les modalités seront précisées progressivement », a déclaré le Cardinal, invitant aussi bien la majorité que l’opposition à adhérer à cette dynamique de rassemblement national.

Le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a précisé que cette initiative s’inscrit dans les prérogatives constitutionnelles du Président de la République, en sa qualité de garant de l’unité nationale, conformément à l’article 69 de la Constitution. Une ordonnance présidentielle sera prise dans les prochains jours afin de définir les modalités d’organisation de ce dialogue.

Le ministre de la Communication et Médias a insisté sur le fait que cette démarche vise avant tout à construire un front intérieur solide contre l’agression rwandaise. Il a rappelé que le Président Tshisekedi a, à plusieurs reprises, exprimé sa disponibilité à dialoguer avec toutes les forces vives de la Nation dans l’intérêt supérieur du pays.

Patrick Muyaya a également souligné que le caractère inclusif du dialogue repose sur un principe fondamental : réunir les Congolais qui reconnaissent sans ambiguïté l’agression dont la RDC est victime et qui s’engagent à défendre l’intégrité territoriale du pays. Pour le Gouvernement, les divergences politiques ne doivent pas empêcher les Congolais de faire bloc autour de la souveraineté nationale.

Les confessions religieuses joueront un rôle central dans la préparation de cette initiative. Elles auront notamment pour mission de poursuivre les consultations auprès des différentes composantes de la société congolaise afin de favoriser un climat de confiance et de créer les conditions d’un dialogue apaisé.

Interrogé sur le lien entre cette initiative et les processus diplomatiques en cours, Patrick Muyaya a indiqué que ce dialogue national ne remplace ni les discussions de Doha ni la mise en œuvre de l’Accord de Washington. Il constitue plutôt un complément aux efforts diplomatiques, militaires, judiciaires et économiques déjà engagés par la RDC pour mettre fin à l’agression et restaurer durablement la paix.

Le porte-parole du Gouvernement a par ailleurs réaffirmé la confiance de Kinshasa dans la médiation internationale, notamment celle des États-Unis, tout en rappelant que le retrait effectif des forces rwandaises du territoire congolais demeure une exigence non négociable.

À travers cette initiative, les autorités congolaises entendent créer une dynamique nationale de rassemblement, convaincues que la victoire contre l’agression passe autant par la cohésion interne que par les actions menées sur les plans diplomatique, sécuritaire et judiciaire. Le Gouvernement appelle ainsi l’ensemble des forces politiques, sociales et religieuses à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation afin de préserver l’unité du pays et de restaurer une paix durable dans l’Est de la République démocratique du Congo.

 

Becky Kabongo

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *