Evaluation des espaces productifs: Le ministère de l’ECONAT lance la CEREP en mission

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Une mission d’évaluation des espaces productifs est organisée à Kinshasa, du 12 au 24 juin 2025 par le Ministère de l’Économie nationale, sous la supervision de la Cellule de Redressement Productif (CEREP). Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la relance économique nationale, que le Ministère de l’Économie nationale a lancée.

Une mission de terrain visant à visiter les usines et entreprises productives de Kinshasa, identifier les obstacles à la production locale, proposer des recommandations concrètes pour améliorer la compétitivité, élaborer une cartographie des espaces productifs opérationnels et en difficulté.

A la CEREP, l’on a mobilisé une équipe technique pour écouter les acteurs économiques, évaluer leurs besoins réels, et bâtir des stratégies adaptées pour stimuler la production nationale et l’emploi.

Au premier jour de cette mission, soit le jeudi 12 juin, la mission opérationnelle s’est rendue au Centre de Développement Intégré (CDI) de Bwamanda ainsi qu’à la société NOCAFEX située sur la route des Poids lourds Ces entreprises ont, chacune, démontré un potentiel productif à forte portée sociale.

Au CDI Bwamanda, l’équipes de la CEREP a palpé les réalités de ladite entreprises. Sur place, Édouard Sangui, assistant du directeur général de CDI Bwamanda a présenté les capacités opérationnelles impressionnantes du centre, notamment dans le domaine de la transformation agroalimentaire.

Le site comprend deux minoteries : une ancienne, fonctionnelle, et une nouvelle entièrement électronique. L’ancienne minoterie assure la production de farine de maïs et de griottes de maïs, ces dernières étant des granulés servant notamment à la fabrication de chips très prisées par la population congolaise.

Quant à la nouvelle minoterie électronique, elle intègre un système de triage des graines. Les déchets ou sous-produits non utilisés sont recyclés pour produire des aliments pour bétail, grâce à un appareil mélangeur d’une capacité de 4 tonnes par jour.

Avec une capacité globale estimée à 100 tonnes par jour, le CDI Bwamanda peut potentiellement desservir jusqu’à 10 000 ménages par jour avec des sacs de 10 kilos. Chaque silo de stockage a une capacité de 16 tonnes. En termes de performance, le centre a produit 584 tonnes durant les cinq premiers mois de cette année, contre 3 000 tonnes l’an dernier, essentiellement grâce à un unique fournisseur. Autre atout de taille : la capacité d’entreposage. Le site dispose de deux grands entrepôts chacun, actuellement mis en location faute d’activités régulières.

 

Acteur majeur de manutention

Les missionnaires se sont également rendus sur le site de NOCAFEX, un acteur majeur de la manutention et du transport fluvial de marchandises. Situé aussi sur la route des Poids Lourds, le site s’étend sur 19 000 m² et peut traiter jusqu’à 200 tonnes de marchandises par jour. Le responsable de la société, Ludovic Hoolans, a exposé plusieurs préoccupations majeures qui freinent le bon fonctionnement de l’entreprise.

Il a, entre autres, cité les problèmes de manutention dans ce sens que malgré la possession de leur propre matériel et de leur personnel rémunéré au jour le jour, NOCAFEX fait face à une imposition fiscale systématique de la part de l’Etat, qui perçoit des frais de manutention en lieu et place de la société elle-même. Il y a aussi les taxes d’assainissement qu’impose la ville et qui se présentent comme un goulot d’étranglement.

À travers cette mission, le gouvernement congolais, par le biais du ministère de l’Économie nationale, vise à identifier les contraintes majeures qui freinent l’émergence et la compétitivité des espaces productifs. Les besoins en accompagnement (financier, logistique, infrastructurel, fiscal, etc.) exprimés par les acteurs visités serviront à orienter des actions correctrices et à renforcer le dialogue public-privé, précise-t-on.

Willy Ki

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