Dans le cadre de l’ambitieuse politique du développement national initiée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le désenclavement de l’arrière-pays occupe une place de choix. Ainsi, avec le concours des partenaires étrangers, d’énormes sont consentis par notre gouvernement. Et ce, dans le but d’améliorer les conditions de vie de nos populations. Les voies de communication modernes jouent un grand rôle.
D’ailleurs, qui contredira la célèbre phrase de l’anglais Henry Morton Stanley qui dit que « sans chemin de fer, le Congo – la République Démocratique du Congo aujourd’hui – ne vaut pas un penny ». À nous d’ajouter que la République Démocratique du Congo ne vaut rien sans routes praticables.
Cependant, certains compatriotes tapis dans l’ombre de différentes administrations publiques se révèlent comme de véritables antipatries dont la mission consiste à torpiller toutes les actions gouvernementales de diverses manières.
Tel est le cas de la disparition de plus de 63 000 m³ de carburant destinés au projet routier Mbuji Mayi – Nguba sur la Route Nationale 1. Des noms des entreprises comme APCSC, SIDC SA et autres Ultimate Oil and Gas sont jetés à la meute sans vérification préalable aucune. Considérée comme arbitre neutre en sa qualité de gendarme financier gouvernemental, l’Inspection Générale des Finances y est aussi impliquée.
Qui dit vrai, qui dit faux?
Si la Société d’Infrastructures Sino-Congolaise, SISC SA, revendique son innocence et clame sur tous les toits que les travaux routiers sont à l’arrêt par manque de carburant, il faudra se retourner alors du côté de l’entreprise Ultimate Oil and Gas, l’un des 14 sous-traitants de SISC SA reconnus par le ministère des finances dans sa lettre du 3 avril 2025.
Quand l’équipe de l’Inspection Générale des Finances dépêchée dans le Haut-Katanga aux fins d’une enquête, elle bâcle le travail et ne fouine pas en profondeur. Elle se fie à propre réligion qui la conduit sur une fausse piste.
Quand commence le chemin de croix pour Ultimate Oil and Gas. En effet, à peine reconnu officiellement comme sous-traitant, Ultimate Oil and Gas reçoit un coup de fil de la direction générale de la DGDA l’instruisant de traiter directement avec Westgate Petroleum sarl, une société fictive sans statuts ni adresse connue.
Dans l’entretemps, l’Inspecteur des douanes Molisho Bin Bolinde se manifeste en prévenant Ultimate Oil and Gas du balancement d’un volume de 63 000 m³ des produits sur le compte de trois sociétés, à savoir Mulykap, Groupe Sil et Express Oil. Et son code additionnel fut désactivé.
Et tous ces faits ont été dénoncés par Ultimate Oil and Gas dans une lettre adressée à la Présidence de la République le 28 novembre 2025 d’une part.
D’autre part, l’Inspection Générale des Finances revient à la charge, par sa lettre du 21 avril 2026, pour exiger des explications à Ultimate Oil and Gas sur la destination des 63 000 m³ qui se sont déjà volatilisés.
Accusé, défendez-vous!
Dans sa percutante réponse du 21 mai 2026, le gérant d’Ultimate Oil and Gas confirme, selon les résultats de ses propres enquêtes, que les déclarations IM4 souscrites au nom de son entreprise ont été émises à dessein pour apurer les déclarations sur entrepôt IM7 à la base de la sortie frauduleuse des produits en question.
Par conséquent, Ultimate Oil and Gas invite l’Inspection Générale des Finances à demander des comptes à la direction de la DGDA sur la sortie de ses produits à son insu. La DGDA devrait fournir des preuves originales irréfutables notamment le contrat de transport, la preuve de paiement et le nom de la personne qui a payé, les numéros des plaques des camions qui ont évacué les produits, les noms des chauffeurs desdits camions de l’entreposage à la destination finale.
Tenant à laver son honneur sur le point d’être éclaboussé, Ultimate Oil and Gas qui n’a jamais effectué un quelconque transfert en Zambie desdits produits, pointe le doigt accusateur sur la DGDA sommée, par elle, de fournir les originaux des documents y afférents notamment la facture d’achat, la déclaration en douane d’exportation ou de transit, les manifestes routières, les contrats de transport et la FERI. Car, la société Ultimate Oil and Gas n’est pas prête à assumer la responsabilité qui n’est pas la sienne.
Elle estime, pour sa part, que les commissionnaires en douane Westgate Petroleum sarl, Sep-Congo, Cargo Congo, Rapid Transit et One Petroleum Oil en savent plus sur cette disparition. Elle ajoute aussi que les produits pétroliers au coeur du litige auraient été importés par les sociétés Mulykap, Groupe Oil et Express Oil. Elle s’étonne que l’Inspection Générale des Finances s’écarte de la vraie piste pour orienter l’enquête ailleurs.
Comme dans un fim western, le Haut-Katanga se transforme en un eldorado où tous les détenteurs d’une quelconque parcelle de pouvoir dans n’importe quel secteur de la vie nationale se comportent comme des hors-la-loi.
Le siphonnage des recettes du Trésor est devenu un véritable sport sans règles du jeu ni arbitre réellement neutre. Alors, qui mettra de l’ordre dans le secteur des exonérations dans le Haut-Katanga?
Jean Kabeya Mudiela Ndungu/CP













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